Répliques

"On se croirait sous l'Ancien régime"

Ségolène Royal estime, dans un entretien publié dans "Le Journal du Dimanche", que "quand on entend des élus de droite expliquer benoîtement que le bouclier fiscal protège les pauvres, on se croirait sous l'Ancien régime".


"L'argent maître, c'est la guerre de tous contre tous, la guerre et la compétition. Et ceux qui pensent que la fraternité ne relève que des bons sentiments, ceux qui pouffent un peu quand ils entendent le mot, ceux qui raillent parfois la posture "mystique", se croient des réalistes, des gens sérieux. Mais oublier la fraternité c'est l'irréalisme même, autrement dit, les phraseurs, ce sont eux...ce sont sont eux les têtes en l'air, qui n'ont plus les pieds sur terre, sur la terre des hommes sans bonus ni parachute doré."

"Fraternité : Ce vieux mot n'est pas à renier mais à vivifier"

"Fraternité : c'est une notion d'avenir"

Extraits de l' intervention de Régis Debray au Théâtre Dejazet.
Visionnez la video
sur ce blog.




"Nicolas Sarkozy vendrait des frigidaires à des Eskimaux"  et serait capable

"dans une cour d'assises, de faire passer des loups pour des agneaux".

Ségolène Royal


 "Nous avons envie d'être unis, les choses vont doucement. Laissez-nous encore quelques semaines." Martine Aubry à Arlette Chabot

"Laurent Fabius est brillant, c’est probablement l’un des plus cultivés. Et il reste là, enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès, et on se demande bien ce qu’il peut encore espérer." Royal dans "Femme debout"



"
Et si j'osais plaisanter, je conseillerais au père de l'enfant de prendre un congé paternité: ce Royal cadeau que j'ai fait à tous les pères lorsque j'étais ministre de la famille." Ségolène Royal  interviewée par le JDD au sujet de Rachida Dati et sa reprise de travail une semaine après son accouchement.


OUF!

Hamon "regrette" ses propos sur les partisans de Royal


PARIS, 1 jan 2009 (AFP) - Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui avait accusé les partisans de Ségolène Royal d’avoir le "poison de la division dans le sang", a regretté jeudi ses propos, estimant qu’il avait eu "tort" de le dire et qu’il s’agissait d’"une faute" de sa part.


Course aux vœux pour prendre de vitesse Nicolas Sarkozy mais aussi course aux vœux à l’intérieur même du PS. Martine Aubry et Ségolène Royal, les deux ex-candidates à la tête du Parti socialiste, ont choisi toutes les deux de griller la priorité au chef de l’Etat en présentant leurs vœux dès ce mercredi dans la journée. Chacune à leur façon.

Dans l’après-midi, sur le site internet du Parti socialiste, la nouvelle première secrétaire devrait mettre en ligne un court message, enregistré il y a quelques jours déjà, soit avant son départ en vacances. Pour la seconder, le porte-parole du PS Benoît Hamon devrait prendre la parole plus tard dans la journée pour apporter la contradiction après l’allocution du président de la République.

Plus original : Ségolène Royal a promis au patron du Bistrot du Parc, un restaurant situé tout près de chez elle en banlieue parisienne et qui sert chaque année des repas aux plus démunis, de venir faire une visite. Et même de servir, en prenant place derrière le bar. A confirmer cependant. (Info sur le site d'Europe 1)

Confirmé par l'AFP :

BOULOGNE-BILLANCOURT (AFP) — Ségolène Royal a participé mercredi soir à un réveillon organisé pour des personnes en difficulté ou isolées à Boulogne-Billancourt, souhaitant que la "dimension humaine" soit "remise au coeur des décisions" politiques.

L'ex-candidate du PS à la présidentielle, qui réside dans la commune, est arrivée vers 20H45 au café Le Parc, dont le patron Philippe Braconnier organise depuis neuf ans avec la mairie et le soutien d'associations un réveillon gratuit pour des personnes en difficulté, sans-domicile, handicapés ou isolées.

La responsable socialiste est venue "en voisine" dans le café qu'elle fréquente assez régulièrement, selon le patron de l'établissement. Le maire UMP de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet, est lui aussi passé à la soirée de réveillon.

Mme Royal a déclaré à la presse ne pas avoir écouté l'allocution de voeux du président Nicolas Sarkozy, indiquant qu'elle le ferait "certainement demain" (jeudi).

Elle a souhaité voir "remettre la dimension humaine au coeur de toutes les décisions" politiques, jugeant par exemple "intolérable" que des personnes puissent mourir de froid alors que "ce sont toujours les mêmes qui s'en mettent plein les poches".

"Pour une question de survie, il faut agir tout de suite, d'une façon radicale et révolutionnaire", a-t-elle ajouté, souhaitant que soit retrouvé un "modèle de vivre ensemble".

"L'année se termine lourdement avec une crise profonde", a-t-elle souligné, tout en jugeant qu'il "peut sortir quelque chose de bon de la crise, si on a du courage politique, de la volonté, si ça amène une meilleure répartition des richesses".

Mme Royal est repartie après environ une heure et demi sur place.

 


Communiqué de Jean Pierre Mignard et Jean Louis Bianco
27 décembre 2008 - 13:56

« Les écrits de Benoit Hamon sur « la rage » supposée des partisans de Ségolène Royal et « la division qu'ils ont dans le sang » sont insolites dans la bouche ou sous la plume  d'un porte parole du PS.

Chacun se souvient que lors du Congres de Reims notre motion arrivée en tête a été marginalisée, contrairement à l'usage politique. Nous nous sommes pourtant inclinés au nom de l'unité.

Lors de l'élection au premier secrétariat le départage s'est fait au profit de la majorité du conseil national, dans l'évitement du vote indéchiffrable  des militants. Nous nous sommes encore inclinés, toujours au nom de l'unité.

Nous participons au bureau national et, comme jamais, à toutes les instances fédérales du parti.

Que faut-il faire de plus pour être unitaires aux yeux du porte parole? Se taire ou disparaître ? Elégante alternative.

Alors soit Benoit Hamon n'est pas informé de notre grande patience. Soit il veut l'éprouver plus encore en soufflant sur les braises.  Soit il souhaite que le parti change insidieusement de nature et goute aux charmes d'une internationale à laquelle il n'a jamais appartenu. Soit Benoit Hamon utilise enfin le classique procédé du repoussoir en guise d'une unité qui se chercherait au sein de la direction.

Nombre de responsables du PS, de toutes sensibilités,  ne se retrouveront pas dans cette stratégie de la tension à laquelle nous répondons par une demande toujours plus forte de rassemblement alors que les effets de la crise économique mondiale s'annoncent sans précédent ».

Jean Louis Bianco député Ps membre du Conseil national,

Jean Pierre Mignard membre du Conseil national.







 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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Lundi 6 juillet 2009

Ségolène Royal et l'autre politique

« Le PS, je ne m'en occupe pas. Je l'ai souhaité mais, au bout du compte, ce n'est pas moi qui le dirige. On ne va pas mener une guérilla sans fin. Je soutiens ce qui est fait, je suis loyale. » (photo afp)
« Le PS, je ne m'en occupe pas. Je l'ai souhaité mais, au bout du compte, ce n'est pas moi qui le dirige. On ne va pas mener une guérilla sans fin. Je soutiens ce qui est fait, je suis loyale. » (photo afp)


Sereine, décontractée, Ségolène Royal s'est livrée à une discussion à bâtons rompus avec la presse régionale, hier à Poitiers.

Un échange qu'elle a instauré depuis près de six ans et qui est souvent, pour elle, l'occasion de faire passer une foule de messages.

Ce fut le cas hier, lorsqu'elle a évoqué le Parti socialiste, se gardant bien du moindre mot désagréable à l'égard de Martine Aubry. Bien au contraire, celle-ci devrait venir à l'une des universités populaires que Ségolène Royal a décidé d'organiser à Paris tous les lundis soir avec des plateaux souvent prestigieux. Ainsi, lundi prochain, sera-t-il question des pesticides et de leur influence sur la santé de l'homme, avec la participation du cinéaste Jean-Paul Jaud et du cancérologue Dominique Belpomme.


Hors des courants

« Le PS, je ne m'en occupe pas. Je l'ai souhaité mais, au bout du compte, ce n'est pas moi qui le dirige. On ne va pas mener une guérilla sans fin. Je soutiens ce qui est fait, je suis loyale. Un point, c'est tout », explique la présidente de Poitou-Charentes qui, c'est évident à l'entendre, ne supporte plus que son nom soit cité à tort et à travers dans le parti.

« Je ne veux plus que mon nom soit instrumentalisé par tel ou tel courant. Je ne suis pas dans un courant et j'ai obtenu 50 % des suffrages des militants. Toute ma vie j'ai été hostile aux courants. Ils ont toujours fait beaucoup de mal au PS, ils détruisent les relations humaines », s'emporte-t-elle, avant de préciser que Désirs d'avenir, ce que d'aucuns ont toujours considéré comme le... courant Royal, était sur le point d'être transformé en « laboratoire d'idées », ses principaux responsables constituant autour d'elle un conseil politique. « Des gens avec qui je discute dès que besoin. »

Pas de courant, mais alors sur quoi s'appuyer pour une éventuelle candidature à la présidentielle de 2012 ? La question est posée, la réponse tombe, cinglante : « Parler d'une telle candidature, c'est dérisoire quand vous voyez la cohorte de plans sociaux, les usines qui ferment, les machines qui flambent. J'avais Estrosi au téléphone voilà quelques minutes pour lui faire prendre conscience de la gravité de la situation dans une usine de sous-traitant automobile de la région de Châtellerault. À côté de cela, 2012, c'est vraiment dérisoire. Je n'y pense absolument pas, ne serait-ce que par hygiène personnelle. Ah non, au secours, ne nous abîmons pas là- dedans ! Et puis, dois-je rappeler que j'ai beaucoup donné ? »


Premier objectif : la Région

Un mot pour regretter que « la droite s'empare de tout » - « vous avez vu qu'ils veulent lancer des jurys citoyens, et je ne parle pas de démocratie participative ! » - et elle avoue que son premier objectif, c'est Poitou-Charentes. « Je veux faire bien ce pourquoi je suis mandatée. Ma passion, c'est la politique, et je suis profondément heureuse de tout faire pour sauver Heuliez. Ma force de frappe, ma notoriété, je l'apporte à Poitou-Charentes, ne serait-ce qu'à chaque fois que j'interviens à la télé. On me disait qu'en quittant l'Assemblée, je n'allais plus exister, qu'un président de Région, ce n'est pas très prestigieux dans la galaxie politique. Or, une région, c'est un territoire vaste où l'on ne peut demeurer encroûté, où il faut être imaginatif. La politique et les projets vont de pair. » Serait-elle déjà en train de dresser un bilan en vue des prochaines régionales ? « C'est quand, les élections ? » lance-t-elle, sérieuse, avant d'indiquer qu'elle lancerait sa campagne « le plus tard possible ». « Pour l'instant, nous sommes au travail. Après les soubresauts que l'on sait, il y a une très bonne ambiance dans la majorité. »

Voyage à Dakar

Et aussitôt l'ancienne candidate à la présidence de la République de repartir dans le concret, « dans le besoin d'articulation très forte entre le local et le global », dans sa politique de croissance verte citée en exemple bien au-delà de l'Hexagone.

De se réjouir de son prochain voyage à Dakar pour la conférence des ministres africains de l'environnement. « On sera bientôt copiés une fois encore, puisque la Région a établi avec le Sénégal une coopération décentralisée prévoyant la mise en place de bourses tremplins, d'aides à l'élevage caprin », sourit la présidente de Poitou-Charentes qui, elle le jure, ne songe à rien d'autre qu'à quatre départements français...

Une sévère polémique avec le préfet de Région

Il y a fort à parier que lundi prochain, à l'occasion de la commission permanente du Conseil régional de Poitou-Charentes, l'ambiance soit pour le moins tendue. Ce jour-là, Bernard Tomasini, le préfet de Région, est attendu pour évoquer quatre dossiers importants (dont les routes et la LGV SEA), exercice qu'il devait effectuer lors de la session du 22 juin dernier. Mais, au dernier moment, le rendez-vous avait été annulé par le cabinet de la présidente au motif d'un ordre du jour trop chargé. Le représentant de l'État en a alors pris violemment ombrage, adressant tous azimuts un communiqué très sec et faisant parvenir des missives aux conseillers régionaux ainsi que le discours qu'il avait préparé. Henri de Richemont, leader de l'opposition UMP, est monté au créneau, déclenchant une vive polémique autour d'un préfet présenté comme proche du parti sarkozyste.

À l'évocation de cet épisode, Ségolène Royal a laissé paraître une colère intacte, hier, qualifiant le préfet de « pas poli, vulgaire et grossier personnage ». Ambiance...

Colère également lorsqu'il s'est agi d'entrer dans le détail des lourds dossiers socio-économiques de la région. « Dans tous ces plans sociaux, on ne voit aucun préfet ou sous-préfet, ni d'élu de droite. C'est courage, fuyons », raille la présidente, pointant du doigt, à propos d'Heuliez - « sans nous, ce serait fini ! » -, l'absence de politique industrielle liée à la voiture électrique, l'absence du plus petit progrès dans le dialogue social. « Les ouvriers sont jetés », constate-t-elle en faisant référence au fabricant de lingerie Aubade qui veut fermer son usine de la Vienne. « Ils préfèrent tout fabriquer en Tunisie, mais ils ont 20 % de retours au niveau des malfaçons. À ce tarif-là, je ne suis pas sûre que délocaliser soit rentable... », glisse Mme Royal, qui soutient l'idée des salariées, lesquelles envisagent de produire de la lingerie pour les grandes tailles.

P. G.

Auteur : Patrick Guilloton

Une sévère polémique avec le préfet de Région

Il y a fort à parier que lundi prochain, à l'occasion de la commission permanente du Conseil régional de Poitou-Charentes, l'ambiance soit pour le moins tendue. Ce jour-là, Bernard Tomasini, le préfet de Région, est attendu pour évoquer quatre dossiers importants (dont les routes et la LGV SEA), exercice qu'il devait effectuer lors de la session du 22 juin dernier. Mais, au dernier moment, le rendez-vous avait été annulé par le cabinet de la présidente au motif d'un ordre du jour trop chargé. Le représentant de l'État en a alors pris violemment ombrage, adressant tous azimuts un communiqué très sec et faisant parvenir des missives aux conseillers régionaux ainsi que le discours qu'il avait préparé. Henri de Richemont, leader de l'opposition UMP, est monté au créneau, déclenchant une vive polémique autour d'un préfet présenté comme proche du parti sarkozyste.

À l'évocation de cet épisode, Ségolène Royal a laissé paraître une colère intacte, hier, qualifiant le préfet de « pas poli, vulgaire et grossier personnage ». Ambiance...

Colère également lorsqu'il s'est agi d'entrer dans le détail des lourds dossiers socio-économiques de la région. « Dans tous ces plans sociaux, on ne voit aucun préfet ou sous-préfet, ni d'élu de droite. C'est courage, fuyons », raille la présidente, pointant du doigt, à propos d'Heuliez - « sans nous, ce serait fini ! » -, l'absence de politique industrielle liée à la voiture électrique, l'absence du plus petit progrès dans le dialogue social. « Les ouvriers sont jetés », constate-t-elle en faisant référence au fabricant de lingerie Aubade qui veut fermer son usine de la Vienne. « Ils préfèrent tout fabriquer en Tunisie, mais ils ont 20 % de retours au niveau des malfaçons. À ce tarif-là, je ne suis pas sûre que délocaliser soit rentable... », glisse Mme Royal, qui soutient l'idée des salariées, lesquelles envisagent de produire de la lingerie pour les grandes tailles.

P. G.

Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Samedi 4 juillet 2009
La prochaine Université populaire participative

Les pesticides : quel impact
pour notre alimentation et notre santé

aura lieu :

le lundi 6 juillet de 20h30 à 23h00
au Théâtre Dejazet
                                     41, boulevard du Temple - 75003 Paris

Avec Jean-Paul Jaud, le Professeur Dominique Belpomme, Serge Morin et Paul françois

La projection du documentaire Nos enfants nous accuseront de Jean-Paul Jaud sera suivie d'un débat avec des spécialistes du sujet.

Sur le sujet, vous pouvez lire l'article du Monde intitulé l'inquiétant parcours du "chlordécone perdu"

Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Samedi 4 juillet 2009

NOUVELOBS.COM | 04.07.2009 | 16:35

"On s'appelle, on discute", affirme la Première secrétaire du PS. Les travaux d'élaboration du projet socialiste débutent mardi, lors d'un séminaire du PS à Marcoussis.

Martine Aubry et Ségolène Royal à Rézé, près de Nantes, lors de la campagne pour les européennes (Sipa)

Martine Aubry et Ségolène Royal à Rézé, près de Nantes, lors de la campagne pour les européennes (Sipa)
Le climat a beaucoup changé" depuis le congrès de Reims, a affirmé samedi 4 juillet Martine Aubry, dans un entretien au Monde daté de dimanche-lundi . Elle se dit ainsi "heureuse" d'avoir "retrouvé des rapports simples et naturels" avec son ancienne rivale pour le poste, Ségolène Royal : "on s'appelle, on discute...".
La première secrétaire reconnaît néanmoins que "ces dernières années, nous avons perdu le sens du collectif, du travail et du débat".
Alors que plusieurs personnalités socialistes ont déjà affiché leurs ambitions pour 2012, la patronne du PS estime que les Français "ne comprennent pas, dans la situation de notre pays, que certains se focalisent sur leur propre candidature". "La chronologie est de bon sens: le projet d'abord, la candidature ensuite".

Il faut "inventer le post-matérialisme"

Après la déroute des européennes du 7 juin, la première secrétaire doit lancer mardi les travaux d'élaboration du projet socialiste lors d'un séminaire du PS à Marcoussis. "Nous devons inventer le post-matérialisme", plaide-t-elle. "Une société qui s'intéresse au bien-être et au bien-vivre ensemble et pas simplement au bien-avoir".
"Face au libéralisme financier", ajoute-t-elle, "nous devons proposer un nouveau modèle économique, social et durable, un nouveau système de production et de distribution des richesses, efficace, juste et qui privilégie le long terme".
Pour elle, le "brouillage" droite-gauche favorisé par Nicolas Sarkozy n'est "que dans le discours, pas dans les actes". "Plus nous serons forts sur nos valeurs, moins il sera entendu".

Emprunt national

Martine Aubry dénonce l'emprunt annoncé par Nicolas Sarkozy. "Il ne s'agit que d'une opération pour habiller les déficits, coûteuse, injuste et inefficace". Pour elle, il aurait fallu "décider un vrai plan de relance avec des mesures à effet immédiat: soutien aux revenus des Français les plus modestes, aide aux collectivités locales, indemnisation et formation des chômeurs, financement de la recherche, de l'éducation et accompagnement des PME innovantes".
"Nicolas Sarkozy s'obstine à ne vouloir rien faire", dénonce-t-elle. "Si nous ne réagissons pas très vite, nous allons rester en dehors de la reprise", prévient-elle, demandant à nouveau la suppression du bouclier fiscal.

Impôts et retraites

Sur les impôts, elle juge que "ce qui est sûr c'est que nous aurons à promouvoir une profonde réforme fiscale", qui devra "favoriser l'emploi et les investissements écologiques, renforcer les impôts directs, qui sont les plus justes, alléger les impôts indirects qui sont les plus mal répartis".
Sur les retraites, elle "plaide pour une durée du temps de travail tout au long de la vie, qui prenne en compte des périodes de formation et valorise les années passées sur des emplois pénibles". (Nouvelobs.com avec AP)
Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Mercredi 1 juillet 2009



Chères amies, chers amis,

Le Monténégro, ce pays magnifique et passionnant, accueille, pour ces quelques jours, les socialistes du monde entier. Le peuple de ce jeune Etat habite une terre d’histoire. La culture monténégrine a été enrichie des apports des plus grandes civilisations de l’orient européen : la Grèce, Rome, mais aussi Byzance, Venise, les Ottomans, la Russie, l’Autriche-Hongrie. Le Monténégro est cependant un jeune Etat. Son indépendance a été proclamée le 3 juin 2006, pour la première fois depuis presque un siècle. Il constituait avant cela, avec la Serbie, l’Etat fédéral de Serbie-et-Monténégro, et, avant encore, il était une république de Yougoslavie.

L’action menée par l’actuel Premier Ministre, Milo Djukanovic, pour le renforcement de la démocratie, pour un bon voisinage avec les Etats frontaliers, et pour l’intégration dans l’Union européenne, est à saluer. Né en 1962, Premier ministre pour la première fois (il l’a été cinq fois) à 28 ans, il a été le principal artisan de l’indépendance du Monténégro. Il est l’un des fondateurs du Parti des Socialistes Démocratiques (DPS), membre de l’Internationale Socialiste. Le Parti Social-Démocrate du Monténégro (SDPM) est également membre de l’Internationale Socialiste. Il est dirigé par Ranko Krivokapic, le Président du Parlement monténégrin. L’un et l’autre étaient hier soir à la réunion du Présidium, présidé par George Papandréou, et ils m’ont dit tout le prix qu’ils attachaient au soutien de la France pour leur entrée dans l’Union Européenne.

Même si les tâches à accomplir sont encore immenses : le renforcement des institutions démocratiques, la réduction des inégalités entre le Nord et le Sud du pays, la résolution des tensions identitaires qui existent encore, la lutte contre la corruption et les trafics criminels, le Monténégro et les socialistes monténégrins sont emblématiques des potentialités de tout ce Sud-est européen qui, après tant d’années de guerres et de troubles intérieurs, a aujourd’hui soif de paix et de démocratie et qui attend beaucoup de l’Europe et de la France. Il faut par exemple souligner que, dès 1992, le Monténégro a été le premier pays à se déclarer Etat « démocratique, social et écologique ».

La Réunion du Présidium et du Conseil de l’Internationale Socialiste.

C’est donc ici que je me suis exprimée en tant que vice-présidente de l’Internationale Socialiste qui, fondée en 1951, héritière de l’Internationale ouvrière de 1889 et de l’Internationale ouvrière socialiste de 1923, comprend aujourd’hui 170 partis membres. Des organisations fraternelles, dont l’Internationale Socialiste des Femmes et l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste, y ont le droit de vote, et des organisations associées, telles que le Parti Socialiste Européen et le Groupe Socialiste au Parlement Européen, y ont le droit à la parole.

Elle est aujourd’hui présidée par le Président du PASOK, le Grec George Papandreou, que j’ai déjà rencontré à plusieurs reprises et notamment l’automne dernier et ce printemps, à Athènes, pour des débats internationaux sur « La gauche et la mondialisation » et « L’avenir des gauches en Europe ».

Hier, s’est tenue la réunion du Présidium, composé du Président, George Papandréou, des vice-présidents et du secrétaire général, le Chilien Luis Ayala. Les membres, dont certains se sont fait représenter, sont notamment : l’Espagnol José Luis Zapatero, le Britannique Gordon Brown, la Chilienne Michelle Bachelet, le Sud-Africain Jacob Zuma, l’Israélien Ehud Barak, l’Irakien Jalal Talabani, le Sénégalais Ousmane Tanor Dieng, l’Italien Massimo D’Alema, le Pakistanais Asif Ali Zardari, la Suédoise Mona Sahlin, le Belge Elio Di Rupo, l’Haïtien Victor Benoit, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Japonais Mizuho Fukushima, le Finlandais Eero Heinäluoma, le Portugais José Socrates.

Nous avons mis au point l’ordre du jour du lendemain : la crise économique mondiale ; la lutte contre la pauvreté ; la justice et la solidarité dans l’économie mondialisée ; le nouveau rôle de l’Etat dans l’économie ; les derniers développements dans les Balkans ; les développements politiques actuels ébranlant la sécurité et la stabilité internationales ; la situation en Iran ; le renforcement du régime de non-prolifération ; la sécurité commune à travers le désarmement ; la sécurisation internationale de la démocratie ; la crise environnementale ; les étapes vers Copenhague ; la sécurisation des buts du développement durable ; la solidarité Nord-Sud ; le renforcement, enfin, de l’Internationale Socialiste.

C’est, aujourd’hui, la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste. La dernière a eu lieu au Mexique en novembre dernier. Le Conseil est composé de tous les partis membres ainsi que de l’Internationale Socialiste des Femmes, de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste et de l’Internationale Socialiste d’Education. Il prend toutes les décisions de politique et de principe nécessaires entre les réunions du Congrès.

La réunion du Conseil a été inaugurée ce matin par Milo Djukanovic, Ranko Krivokapic et George Papandreou. J’y ai prononcé ensuite un discours sur « Les cinq défis du temps présent », où j’ai développé, à l’échelle internationale, les thèmes que nous approfondissons dans les universités populaires participatives.

Ma conviction : les socialistes du monde doivent peser sur le modèle de la sortie de crise.
Car, pour sortir du chaos et remettre de l’ordre juste, il faut avoir la conviction que rien de durable ne se construira sans justice.

Le moment crucial que le monde traverse appelle à relever cinq défis :

1.    Gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités, tant à l’échelle de nos nations qu’à l’échelle internationale. L’unification et la démocratisation de la gouvernance et de la régulation de l’économie mondiale d’une part, la lutte contre les inégalités et pour la justice sociale d’autre part, sont les clefs de l’efficacité de notre réponse à la crise.

2.    Construire des sécurités nouvelles, non seulement à l’échelle de nos nations mais aussi à l’échelle du monde, pour combattre les délocalisations, empêcher les pertes d’emploi, augmenter le pouvoir d’achat.

3.    La révolution écologique. La croissance verte est l’un des leviers principaux de sortie de crise. Ici particulièrement, la sensibilité écologique, la solidarité et la coordination des socialistes du monde sont nécessaires à une réponse mondiale au défi environnemental.

4.    Libérer les énergies par l’éducation, la formation, la
recherche et le soutien aux entrepreneurs, notamment par le renforcement de la coopération et des échanges internationaux. Lutter également contre la prolifération des armements car c’est autant de prélèvements sur le bien-être des peuples.

5.    La révolution démocratique. Au niveau de nos nations, c’est-à-dire la démocratie de l’Etat, la démocratie sociale, la démocratie participative, la démocratie parlementaire et la démocratie territoriale. Au niveau international, c’est-à-dire la démocratisation de la mondialisation par la démocratisation des instances de gouvernance mondiale ; le pouvoir des peuples, qui nous conduit à soutenir et à saluer le peuple iranien.

Amitiés,


signature

Ségolène Royal

Budva, Monténégro, le 29 juin 2009

Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Vendredi 26 juin 2009
Ségolène Royal, certes, change de jupe, mais elle a de la suite dans les idées. Ce jour-là à l'Assemblée, les député-e-s présents -on en reconnaît une- observent une opni. On ne pouvait pas dire à cette époque qu'elle surfait sur la vague verte...Elle tentait d'amener ses collègues député-e-s à regarder au-delà  de  l'horizon du siècle, tandis qu'ils échangeaient des regards patients, éteints ou vaguement moqueurs.

Voyez plutôt.



En avance en 92
par Joonatan2003
à voir aussi sur mediapart

Le lundi 6 juillet 2009
de 20h30 à 23h00

au Théâtre Dejazet

41, boulevard du Temple - 75003 Paris
Metro République


INVITATION
Université populaire participative
organisée et ouverte par Ségolène Royal


"Pesticides : quel impact sur notre alimentation et notre santé"

Projection du film
Nos enfants nous accuseront, de Jean-Paul Jaud
suivie d'un débat



La France est le troisième consommateur mondial de pesticides et le premier consommateur européen. A elle seule, elle absorbe un tiers des produits utilisés au sein de l'Union. On estime que la majorité de nos rivières et la moitié de nos nappes phréatiques sont aujourd’hui contaminées par des pesticides. La pollution de l’eau et des sols par les produits phytosanitaires fait l’objet d’une loi du silence.

Quand cela s'arrêtera-t-il ? Comment expliquer cette inertie ? Pourquoi le Conseil des ministres européens de l'Environnement ne s’empare-t-il pas du problème ?


Autant de questions auxquelles répondront nos intervenants :

Jean-Paul Jaud, réalisateur de documentaires

Dominique Belpomme, Professeur de cancérologie

Serge Morin, agriculteur, chargé de l'action " Terre saine, zéro pesticides" en  Poitou-Charentes

Paul François, agriculteur victime des pesticides



Le lundi 6 juillet 2009
de 20h30 à 23h00

au Théâtre Dejazet

41, boulevard du Temple - 75003 Paris
Metro République


Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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