Répliques

"On se croirait sous l'Ancien régime"

Ségolène Royal estime, dans un entretien publié dans "Le Journal du Dimanche", que "quand on entend des élus de droite expliquer benoîtement que le bouclier fiscal protège les pauvres, on se croirait sous l'Ancien régime".


"L'argent maître, c'est la guerre de tous contre tous, la guerre et la compétition. Et ceux qui pensent que la fraternité ne relève que des bons sentiments, ceux qui pouffent un peu quand ils entendent le mot, ceux qui raillent parfois la posture "mystique", se croient des réalistes, des gens sérieux. Mais oublier la fraternité c'est l'irréalisme même, autrement dit, les phraseurs, ce sont eux...ce sont sont eux les têtes en l'air, qui n'ont plus les pieds sur terre, sur la terre des hommes sans bonus ni parachute doré."

"Fraternité : Ce vieux mot n'est pas à renier mais à vivifier"

"Fraternité : c'est une notion d'avenir"

Extraits de l' intervention de Régis Debray au Théâtre Dejazet.
Visionnez la video
sur ce blog.



 

"Nicolas Sarkozy vendrait des frigidaires à des Eskimaux"  et serait capable

"dans une cour d'assises, de faire passer des loups pour des agneaux".

Ségolène Royal


 "Nous avons envie d'être unis, les choses vont doucement. Laissez-nous encore quelques semaines." Martine Aubry à Arlette Chabot

"Laurent Fabius est brillant, c’est probablement l’un des plus cultivés. Et il reste là, enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès, et on se demande bien ce qu’il peut encore espérer." Royal dans "Femme debout"



"
Et si j'osais plaisanter, je conseillerais au père de l'enfant de prendre un congé paternité: ce Royal cadeau que j'ai fait à tous les pères lorsque j'étais ministre de la famille." Ségolène Royal  interviewée par le JDD au sujet de Rachida Dati et sa reprise de travail une semaine après son accouchement.

 

OUF!

Hamon "regrette" ses propos sur les partisans de Royal


PARIS, 1 jan 2009 (AFP) - Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui avait accusé les partisans de Ségolène Royal d’avoir le "poison de la division dans le sang", a regretté jeudi ses propos, estimant qu’il avait eu "tort" de le dire et qu’il s’agissait d’"une faute" de sa part.


Course aux vœux pour prendre de vitesse Nicolas Sarkozy mais aussi course aux vœux à l’intérieur même du PS. Martine Aubry et Ségolène Royal, les deux ex-candidates à la tête du Parti socialiste, ont choisi toutes les deux de griller la priorité au chef de l’Etat en présentant leurs vœux dès ce mercredi dans la journée. Chacune à leur façon.

Dans l’après-midi, sur le site internet du Parti socialiste, la nouvelle première secrétaire devrait mettre en ligne un court message, enregistré il y a quelques jours déjà, soit avant son départ en vacances. Pour la seconder, le porte-parole du PS Benoît Hamon devrait prendre la parole plus tard dans la journée pour apporter la contradiction après l’allocution du président de la République.

Plus original : Ségolène Royal a promis au patron du Bistrot du Parc, un restaurant situé tout près de chez elle en banlieue parisienne et qui sert chaque année des repas aux plus démunis, de venir faire une visite. Et même de servir, en prenant place derrière le bar. A confirmer cependant. (Info sur le site d'Europe 1)

Confirmé par l'AFP :

BOULOGNE-BILLANCOURT (AFP) — Ségolène Royal a participé mercredi soir à un réveillon organisé pour des personnes en difficulté ou isolées à Boulogne-Billancourt, souhaitant que la "dimension humaine" soit "remise au coeur des décisions" politiques.

L'ex-candidate du PS à la présidentielle, qui réside dans la commune, est arrivée vers 20H45 au café Le Parc, dont le patron Philippe Braconnier organise depuis neuf ans avec la mairie et le soutien d'associations un réveillon gratuit pour des personnes en difficulté, sans-domicile, handicapés ou isolées.

La responsable socialiste est venue "en voisine" dans le café qu'elle fréquente assez régulièrement, selon le patron de l'établissement. Le maire UMP de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet, est lui aussi passé à la soirée de réveillon.

Mme Royal a déclaré à la presse ne pas avoir écouté l'allocution de voeux du président Nicolas Sarkozy, indiquant qu'elle le ferait "certainement demain" (jeudi).

Elle a souhaité voir "remettre la dimension humaine au coeur de toutes les décisions" politiques, jugeant par exemple "intolérable" que des personnes puissent mourir de froid alors que "ce sont toujours les mêmes qui s'en mettent plein les poches".

"Pour une question de survie, il faut agir tout de suite, d'une façon radicale et révolutionnaire", a-t-elle ajouté, souhaitant que soit retrouvé un "modèle de vivre ensemble".

"L'année se termine lourdement avec une crise profonde", a-t-elle souligné, tout en jugeant qu'il "peut sortir quelque chose de bon de la crise, si on a du courage politique, de la volonté, si ça amène une meilleure répartition des richesses".

Mme Royal est repartie après environ une heure et demi sur place.

 


Communiqué de Jean Pierre Mignard et Jean Louis Bianco

27 décembre 2008 - 13:56

« Les écrits de Benoit Hamon sur « la rage » supposée des partisans de Ségolène Royal et « la division qu'ils ont dans le sang » sont insolites dans la bouche ou sous la plume  d'un porte parole du PS.

Chacun se souvient que lors du Congres de Reims notre motion arrivée en tête a été marginalisée, contrairement à l'usage politique. Nous nous sommes pourtant inclinés au nom de l'unité.

Lors de l'élection au premier secrétariat le départage s'est fait au profit de la majorité du conseil national, dans l'évitement du vote indéchiffrable  des militants. Nous nous sommes encore inclinés, toujours au nom de l'unité.

Nous participons au bureau national et, comme jamais, à toutes les instances fédérales du parti.

Que faut-il faire de plus pour être unitaires aux yeux du porte parole? Se taire ou disparaître ? Elégante alternative.

Alors soit Benoit Hamon n'est pas informé de notre grande patience. Soit il veut l'éprouver plus encore en soufflant sur les braises.  Soit il souhaite que le parti change insidieusement de nature et goute aux charmes d'une internationale à laquelle il n'a jamais appartenu. Soit Benoit Hamon utilise enfin le classique procédé du repoussoir en guise d'une unité qui se chercherait au sein de la direction.

Nombre de responsables du PS, de toutes sensibilités,  ne se retrouveront pas dans cette stratégie de la tension à laquelle nous répondons par une demande toujours plus forte de rassemblement alors que les effets de la crise économique mondiale s'annoncent sans précédent ».

Jean Louis Bianco député Ps membre du Conseil national,

Jean Pierre Mignard membre du Conseil national.







 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 12:21

Les confidences "cash" de Royal

Pour le JDD, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle revient sur son rôle dans la campagne de François Hollande. La présidente de la région Poitou-Charentes l'assure : elle ne veut pas devenir "inutile dans le paysage politique". Extrait de l'article à retrouver dimanche dans le JDD.

Ségolène RoyalParu dans leJDD

Ségolène Royal estime qu'elle "apporte des voix" à François Hollande. (Maxppp)

Elle parle de "François" plus facilement qu’il ne parle d’elle. Ségolène Royal "fait ce que François [lui] demande". Mardi, elle sera à Marseille dans des quartiers populaires puis en meeting, contre le FN. Le 16 février, elle sera à Châtellerault (Vienne) avec Arnaud Montebourg. "Je suis loyale, j’aime la politique, je suis droite, je n’ai pas de circonvolutions dans ma tête", confie-t-elle au JDD. Avant d’ajouter : "Je ne vais pas non plus faire campagne à la place du candidat." Elle sera en meeting avec lui, une fois, parce que "les gens en ont besoin".

Besoin de voir la candidate de 2007 et celui de 2012 ensemble. Ce sera à Rennes, "le meeting du Grand Ouest, celui qui inclut [sa] région". Besoin de réparer l’effacement du Bourget, de montrer que le passé est passé, qu’elle est bien une dirigeante socialiste qui a compté et qui comptera. Car ce zapping – elle n’apparaissait pas dans le film retraçant le parcours du candidat, et il ne l’a jamais citée à la tribune – a choqué. Les proches des deux pestaient : "François n’aurait pas dû faire ça", ou "sans parler des affaires privées, Ségolène a été candidate à la présidentielle. C’est la moins énarque d’entre nous, il ne faut pas se passer d’elle".

La présidente de la région Poitou- Charentes l’avoue : "Ce fut une épreuve. Après l’appel de l’entre-deux-tours de la primaire, il faut avancer, mais il ne faut pas nier l’Histoire. Je veux être respectée. Même si François est haut dans les sondages, j’apporte des voix. Si demain je soutenais Mélenchon ou Bayrou, ça aurait un poids."

"Je suis loyale mais pas inutile dans le décor politique"

Ségolène Royal sait bien qu’elle ne le fera jamais, et ajoute : "Les choses vont s’arranger, je suis loyale mais pas inutile dans le décor politique." Sa parole est libre. Sarkozy? "C’est trop tard. Il a peur de quitter les oripeaux du pouvoir, c’est le syndrome Balladur et aussi ce qui était arrivé à Jospin." La victoire est-elle acquise? "Le rejet de Sarkozy est profond, et depuis Le Bourget, les gens de gauche sont soulagés d’avoir un projet." Hollande peut-il encore perdre? "Je ne le crois pas, c’est une question de survie nationale." Mais elle est bien placée pour savoir qu’une campagne n’est jamais un long fleuve tranquille. " "Le Front de gauche et le Front national seront très haut. Il y a un malaise dans le monde enseignant, dans l’hôpital public, qui profitera à Mélenchon, ses meetings sont pleins."

"Je veux devenir présidente de l’Assemblée nationale"

Elle s’inquiète surtout du FN : "Les ouvriers sont tentés par ce vote. Si Le Pen n’a pas ses signatures, ce sera un problème. Des digues ont sauté, je le vois dans ma région qui était plutôt protégée. Les gens veulent casser la baraque, faire peur aux politiques. Marine Le Pen surfe sur cette image. Dans cette démagogie anti-élus, elle est forte. Plus la crise se creuse, plus le niveau de vie des politiques semble décalé. Il faut baisser le salaire du président et les indemnités des élus." "Elle [Marine Le Pen] est une femme de campagne, poursuit Ségolène Royal, elle porte une crédibilité dans le quotidien. Elle reprend mes idées, elle dit : 'Il faut bloquer le prix de l’essence, bloquer les prix alimentaires'".

Dans la rue, les gens l’appellent "Ségolène" comme certains appellent la candidate du FN "Marine". L’ex-candidate dispose toujours de Désirs d’avenir, dont elle présidait, samedi après-midi à Paris, l’assemblée générale : "On va le faire évoluer en think tank. Beaucoup de nos idées sont reprises. Je n’ai pas d’amertume, même si je n’ai pas la chance de les porter. Je préférerais juste la reconnaissance." Dans l’immédiat, elle aura besoin de celle des électeurs de La Rochelle, où elle sera candidate aux législatives : "Je veux devenir députée. Oui, c’est pour devenir présidente de l’Assemblée nationale. On m’a posé la question, j’ai répondu, je suis cash. Et ça ne me choque pas qu’un éventuel président de la République organise la suite." Un après-mai 2012 où elle compte bien encore peser

http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Segolene-Royal-se-confie-au-JDD-484015/?from=headlines

 

 

 

Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 20:23
Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 08:36
Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 11:19

Mes chers Amis, mes chers Compatriotes,


Pour m'adresser aux Français, j’ai choisi d’être parmi vous, les habitants du Marais, que l'on appelle encore les maraîchins, pour vous dire la plénitude et le bonheur que je ressens en décidant de m’engager dans la campagne présidentielle, afin de continuer à être utile à la France, à notre pays, à notre patrie.


Dans ce pays de terre et de chemins d'eau, creusé à mains d'hommes depuis le onzième siècle, pour gagner des pâturages et sortir les paysans de la misère, créant un paysage étonnant, cette Venise Verte, qui bénéficia de l'attention de l'Etat, avec la venue de François Mitterrand venu en 1992 appuyer notre volonté commune, en lançant ici les grands travaux de restauration, sur ce port d'Arçais, de ne pas laisser détruire ce monument de la nature, chargé d'histoire, paysage étonnant d'une richesse humaine et biologique extrême, qui a échappé de justesse à la destruction parce que nous nous sommes mobilisés, pour sauvegarder ce qui doit l'être.

C'est un lieu paisible et reposant, où l'on apprend à ralentir, comme il en existe aux quatre coins de notre beau pays, la France.


Ce lieu symbolise les valeurs de l'action politique telles que je les aime :

-la fidélité à ses racines, et votre présence affectueuse, maires ruraux et anciens maires, est la preuve de cette amitié au long cours de tous ceux qui m'entourent et m'accompagnent depuis le début, ma toute première élection, ici il y a plus de vingt ans, sur ce sud Deux-Sèvres qui me rappelait mon enfance et mon adolescence rurale des Vosges ;

-la persévérance car il nous en a fallu pour prouver qu'un autre développement, harmonieux et cohérent, respectueux de l'environnement et créateur d'emplois était possible ;

-l'esprit visionnaire, car il en fallait pour faire, il y a vingt ans déjà, de l'excellence environnementale et de l'économie solidaire, notre feuille de route pour réhabiliter, année après année, résultat après résultat, un grand site national candidat au patrimoine mondial de l'Unesco.


J’en retiens que l’action politique doit obtenir des résultats rapides, mais en pensant toujours aux conséquences de ses actes sur les générations futures.

Enraciner, protéger, préserver pour bien rassurer les Français afin d’engager le pays dans les changements nécessaires. Voilà quelle sera la bonne façon de présider la France en 2012.

Oui, c'est à vous que je confie solennellement le sens que revêt à mes yeux le beau combat républicain qui doit rendre aux Français, en 2012, le droit à l'espérance.


A tous ceux qui sont inquiets et même angoissés, souvent pour eux et toujours pour leurs enfants.

A tous ceux qui sont révoltés par trop d'injustices, par trop d'inégalités qui se creusent chaque jour davantage entre les gagnants et les perdants du système actuel.

A vous qui êtes résignés.

A vous qui ne reconnaissez plus la France telle que vous l’aimiez.

A vous qui ne croyez plus à l'efficacité de l'action politique au point de croire que le pays est définitivement vaincu par la globalisation financière qui appelle une moralisation et les règles d’un ordre international juste, toujours promis et jamais réalisé.

C'est à vous que je m'adresse

vous qui avez perdu et qui avez peur de perdre encore


Vous me l'avez dit partout où je suis venue depuis 2007, dans de nombreux départements de France :

« On nous a tout pris ».

« On nous a pris nos retraites ».

« On nous a pris notre dignité au travail ».

« On nous a pris la sécurité ».

« On nous a pris notre système de santé,

et même notre école. »


Eh bien moi je veux vous rendre tout cela.

Et même plus encore, car il faudra construire notre avenir commun et rendre à chacun une espérance pour que, pour nos enfants, demain soit meilleur qu'aujourd'hui et que l'ascenseur social redémarre pour tous ceux qui font des efforts, qui veulent travailler, créer, entreprendre, mais qui sont bridés par tant de barrières.

Pour que la situation de nos enfants soit égale ou meilleure que la nôtre tout simplement.

C'est ce que l'on appelle le progrès social.

C'est le vrai sens de notre histoire, histoire que je veux écrire avec vous.

Qui ne voit que notre Etat Providence, a été tellement démoli que les acquis de la Résistance devront être à nouveau reconstruits.

Je pense en particulier à la Sécurité Sociale, aux retraites, à la santé, à la dignité au travail, à la liberté des médias qu’il faudra rendre indépendant du pouvoir de l’argent, comme le proclamait le conseil national de la Résistance.


Pourquoi la droite qui nous gouverne a oublié les leçons de l’après-guerre et la conception désintéressée de la politique qu’avait le Général de Gaulle, auquel elle se réfère tout en tournant le dos à sa pensée, « il faut compenser les ferments de divisions sous peine de danger mortel » disait-il, ou encore « il faut viser haut et se tenir droit ». On en est loin.

Ce n’est pas parce que la droite qui nous gouverne a abandonné ce qui lui restait comme référence structurée que la gauche doit rougir d’être fidèle à sa mission en reprenant le drapeau « de cet acte d’énergie, de cet acte de foi qui conditionne la résurrection de la France. La France est malade il faut que la guérison soit à son œuvre » écrivait-il. Jamais ces mots écrits dans une autre période sont, pour aujourd’hui, n’est-ce pas, criants de vérité. Eh bien, puisqu’une partie de la droite affairiste les a laissé tomber, n’hésitons pas à les porter. Et un jour prochain, tous les républicains humanistes convergeront vers la gauche unie, pour accomplir le changement.

Oh j’ai bien entendu et vous aussi (« désormais quand il y a une grève en France plus personne ne s’en aperçoit »), le mépris à l’égard de tous ceux qui sont obstinément descendus dans la rue pour défendre les acquis sociaux et la valeur travail, sa juste reconnaissance par des salaires et par des retraites qui permettent de vivre et pas seulement de survivre. Et toutes les luttes sociales des ouvriers qui se battent contre les délocalisations financières, et les parents d’élèves qui se battent pour maintenir les écoles de leurs enfants.


La gauche n’a pas à rougir de défendre la sécurité sociale, l’œuvre de ceux qui en regroupant toutes leurs forces ont permis à la France de retrouver son équilibre moral et social.

La gauche n’a pas à rougir de vouloir redonner au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

C’est pour toutes ces raisons que je propose aux Français de construire un ordre social juste, appuyé sur la force citoyenne de chacun d’entre vous.

Je m'y suis préparée et j’y suis prête.


1/ J’ai l'expérience des grandeurs et de la dureté d’une campagne présidentielle, de ce moment majeur de la vie politique du pays.

L'élan populaire de 2007 me demande un devoir de fidélité.

Les rudesses qu'il faut savoir endurer je l’ai ai vécues sans me laisser aller à copier les mauvaises méthodes qui dégradent le débat politique.

Jamais je n'ai manqué à ce devoir de dignité, de tenue et d'exemplarité, de ce que les citoyens sont en droit d'attendre.

J'ai beaucoup réfléchi à ce qui nous a manqué alors pour l'emporter et à la part d'erreurs qui m'incombe.


2/ Oui, j'ai compris mes erreurs, j'ai appris que je n'ai pas toujours su me faire comprendre en donnant parfois, faute de temps pour expliquer, l'impression d'improviser.

J’ai compris que le rassemblement des socialistes devait se construire, qu’il n’était pas automatique comme je l’imaginais dans le feu de mon action difficile tournée vers notre adversaire commun. Alors que, sans doute, j’aurais dû aller chercher, un par un et une par une, ceux qui pouvaient être légitimement contrariés par le résultat de la compétition interne. On gagne ensemble ou on perd ensemble. Et les Français le veulent ce changement, et l’exigent cette unité, sans étouffer un débat d’idées et de propositions de haute tenue qui leur donnera la liberté de choisir.

L’union est un combat, je ne l’oublierai pas, tout le monde se rassemblera derrière celle ou celui qui sera désigné, les 9 et 16 octobre prochain par le vote des primaires. Je voudrais une nouvelle fois, en responsabilité rassurer tous les Français qui s’inquiètent des divisions. Si je suis désignée je rassemblerai et je sais que François, Martine, Arnaud, Manuel, et peut-être d’autres, partagent le même sens des responsabilités puisque nous nous retrouvons régulièrement pour en parler. Personne n’est isolé , les inquiétudes en ce sens doivent être levées.

Je sais désormais que c’est dans les moments difficiles que l’on doit faire preuve de la plus grande force morale.


Il le faut car 2012 ne sera pas 2007 : ce n'est pas une revanche qu'il faut prendre, c'est un nouveau départ, parce que notre pays a besoin de trouver une nouvelle voie et donc la victoire doit être au rendez-vous.

« La victoire, disait François Mitterrand, vous ne la rencontrerez que si vous la forcez. C’est une affaire de volonté, de continuité et de clarté d’esprit dans la fidélité aux engagements. La chance, c’est vous qui la forgerez de vos mains ». C’est cette conviction qui nous rassemble, nous socialistes.


3/ Mais laissez moi aussi évoquer les réussites et les compétences d’une action qui m’a donnée, à la présidence de la région où nous sommes avec plus de 60 % des voix des Français qui me voit travailler et obtenir des résultats, avec toutes les équipes qui m’entourent et les partenaires économiques et sociaux.

Je veux être la Présidente des solutions.

celle de la morale de l’action,

celle du socialisme qui marche et qui obtient des résultats.

J'entends trop souvent dire, qu'il n'y a plus rien à faire, que l’on n’aurait plus qu’à subir, à se replier sur soi, à se méfier du voisin ou à le jalouser.

Moi je vous assure que l’on peut agir efficacement et rapidement, et pas seulement à la marge pour changer concrètement la vie quotidienne dès 2012.

Ici nous apportons la preuve de cette compétence par les résultats obtenus dans cette région où nous démontrons, comme dans un laboratoire, ce qu'il est possible de faire, dès 2012 dans tout le pays, dans plusieurs domaines.

Nous mettons en pratique ce pouvoir d'impulsion et cette volonté de transformation en rassemblant les forces vives, entreprises, associations, élus de toutes tendances, organisations de salariés et de professions libérales, autour de plusieurs objectifs clairs fixés par la région.


Je voudrais vous en donner quelques exemples.


1/ Nous tenons le cap de la conversion écologique de l’économie par la croissance verte.

Et la région Poitou-Charentes est devenue la première région écologique d’Europe avec un plan sur l’énergie solaire et les énergies renouvelables unique dans son ampleur.

Cette mutation nécessaire, loin d'être une contrainte, est une chance de développer de nouvelles filières industrielles, de créer de nouvelles richesses, de nouveaux emplois, de nouveaux métiers.

Demain, conformément à cet effort couronné de succès, je veux faire de la France la première puissance industrielle écologique d’Europe et reconquérir les emplois industriels perdus dans les industries traditionnelles, et le pays le plus en avance sur les mutations énergétiques, les économies d’énergie, les énergies renouvelables, les ….. de l’après-pétrole et de la sortie du nucléaire.

Nous y mettrons tous les moyens nécessaires car c’est de là que viendra la nouvelle croissance et par conséquent la lutte contre les déficits.


2/ Deuxième exemple : la Région Poitou-Charentes, est la seule collectivité publique en France à être entrée dans le capital d'une entreprise industrielle stratégique, Mia Electric, à hauteur de 30 %, pour accompagner la mutation écologique de l'entreprise Heuliez et produire une voiture électrique.

Demain, conformément à cet effort couronné de succès, toutes les régions seront autorisées à défendre leurs industries et l’Etat n’hésitera plus à entrer au capital des banques et des grandes entreprises qu’il renfloue par des fonds publics.


3/ Troisième exemple : nous avons mis en place de nouveaux outils financiers de proximité, préfigurant la banque publique d'investissement, prévue par le projet des socialistes pour soutenir les PME, artisans, commerçants qui sont aujourd’hui bridés par manque de crédits et auxquels je demanderai en contrepartie de cette aide de prendre des jeunes en alternance, et des seniors en tutorat.


4/ Quatrième exemple : nous sommes la première région pour la création de nouvelles entreprises dans le domaine de l’économie sociale et solidaire : nous proposons systématiquement, chaque fois qu'une entreprise est en difficulté, un soutien aux salariés pour qu'ils examinent un projet de reprise en coopérative et ça marche même si c’est parfois difficile. Je pense à ces ouvrières du textile, « Chizé confection et Couture venise verte » qui ont repris leur entreprise et qui aujourd’hui manquent de main d’œuvre qualifié.

Cette autre vision de l'économie et cet engagement social-écologique, autour de projets forts, a déclenché une nouvelle dynamique régionale. Et cela sans augmenter les impôts depuis 2004 : en défendant le pouvoir d'achat des habitants du Poitou-Charentes et en optimisant la dépense publique, car tout euro dépensé doit être un euro utile.

Une démocratie sociale vivante et une démocratie participative qui associe directement les citoyens aux décisions qui les concernent notamment par la création du budget participatif dans les lycées, qui par exemple, a débouché sur des actions culturelles massives ou encore sur la création du pass contraception.

C’est ainsi, de nos jours, que l’on doit gouverner pour transformer, en écoutant pour agir juste.


5/ Cinquième et dernier exemple : le pacte pour l'emploi des jeunes créé ici deviendra demain une grande cause nationale afin que toute la nation se mobilise pour en finir avec ce fléau de l’inactivité des jeunes, principal souci pour les parents et les grands-parents qui savent que l’oisiveté ne mène à rien de bon.

Je veux que tous les jeunes aient une bonne raison de se lever le matin, soit pour un emploi soit pour un apprentissage, soit pour une formation en alternance, soit pour un service civique, soit pour un engagement première chance comme nous le faisons ici avec succès.

Chacun aura compris que si la puissance de l’Etat vient, au lieu de l’inertie actuelle, en appui de toutes les initiatives locales, alors nous gagnerons ce combat crucial contre le chômage des jeunes. Toutes les régions de France sont engagées dans ce combat, avec moi elles auront le soutien de l’Etat.

Mais nous savons que la situation budgétaire et financière de la France est très difficile, des efforts seront à fournir, tous ceux qui vous disent que tout va bien pour être réélus vous mentent.

Seulement, les efforts ne seront acceptés que s’ils sont équitablement répartis, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

C’est la condition impérative de la reconquête d’une cohésion sociale gravement dégradée et sans laquelle il n’y a pas de relèvement possible.


C’est pourquoi je veux vous apporter la garantie d’une action équitable.

Oui, je veux être une présidente équitable pour construire avec tous les Français un nouvel ordre social juste.

C'est parce que nous serons équitables que nous serons efficaces.

Nous tiendrons fermement ce cap, cette boussole de l'équité.

-Est ce équitable que les grandes entreprises du CAC 40 ne paient que 8 % d'impôts en augmentant le salaire des patrons de 25 %, tandis que les PME, les artisans, les commerçants sont imposés à plus de 30 %, alors même qu'ils ont créé 80 % des emplois au cours des dernières années ? Les socialistes proposent de changer cela par une réforme juste de la fiscalité des entreprises. Et je mettrai en place un Grenelle des PME et un « small business act » à la française.

-Est ce équitable que les 1 % des Français les plus fortunés reçoivent 15 milliards de cadeaux fiscaux tous les ans depuis dix ans ? Les socialistes proposent de changer cela par une réforme juste du système fiscal. Dès 2012 seront lancés les Etats Généraux de la fiscalité pour que chaque Français puisse adhérer au bien-fondé de la réforme.

-Est ce équitable que les niches fiscales coûtent plus de 65 milliards d'euros par an et que la droite s'en prenne au revenu des plus pauvres mais encourage ainsi sans vergogne l’assistanat des plus riches ?

-Est ce équitable que 10 % des Français les plus fortunés possèdent plus de 60 % du patrimoine immobilier ? Et qu'il soit de moins en moins facile pour les revenus moyens d'accéder à la propriété ? Les socialistes proposent de changer cela en permettant à chaque famille d’accéder plus facilement à la propriété de son logement.

-Est ce équitable que les jeunes délinquants sortent de prison plus délinquants que quand ils y sont entrés, vu l’état catastrophique des prisons ? Je ferai l'encadrement militaire des délinquants, et j’ai proposé au Ministre de la Défense de l’expérimenter ici dans un régiment qui doit fermer et qui pourrait redonner à des jeunes sans repères un métier, une autorité, une instruction civique, en un mot la reconquête de l’estime d’eux-mêmes pour repartir du bon pied.

-Est ce équitable que certaines peines ne soient pas accomplies par les voyous et cela sous les yeux des policiers qui les ont arrêtés et de la justice qui les a jugés ? Je veux une politique de sécurité et de justice efficace et qui aura les moyens de fonctionner.

-Est ce équitable que certaines zones du pays soient devenus des zones de non-droit où la police ne va plus parce que les caïds font la loi ? Les socialistes proposent que les maires aient les moyens de donner à tous leurs habitants, en appui sur des services de l’Etat qui fonctionnent bien, le droit fondamental à la sécurité.

-Est ce équitable que les petits paysans éleveurs aient tant de mal à vivre de leur travail alors que les prix augmentent pour les consommateurs ? Je propose des circuits courts pour que la juste rémunération du travail agricole permette de maintenir des campagnes vivantes.

-- Est-ce équitable que l’immigration clandestine soit le plus souvent le fait de trafiquants peu scrupuleux qui espèrent ainsi une baisse des salaires. Je propose une politique de l’immigration, humaine mais ferme, car la cris économique ne nous permet absolument pas d’ouvrir les frontières mais nous impose un devoir de co-développement et de transfert de technologie.

-Est ce équitable que les prix flambent et que les salaires stagnent ? Je propose le blocage des 50 produits de première nécessité et le blocage du prix de l’énergie pour maintenir le pouvoir d’achat des Français.

-Est ce équitable que les revenus du travail soient plus imposés que les revenus du capital ? Les socialistes proposent de changer cela.

-Est ce équitable que les salaires et les retraites des femmes soient ainsi rabotées ?

-Est ce équitable que les banques qui ont été renflouées par l'Etat n'aient aucun compte à rendre sur les tarifications bancaires et l’endettement angoissant des ménages qui en résulte ? Je propose que la réforme bancaire qui sera faite, sera la première action du nouveau gouvernement.

-Est ce équitable que les salaires soient aussi bas qu'ils soient à peine supérieurs aux minima sociaux ? Les socialistes proposent une conférence salariale qui s’attachera à une plus juste répartition des résultats des entreprises qui marchent.

-Est ce équitable q'un compte excédentaire en début de mois ne soit pas rémunéré et qu'en fin de mois, pour le moindre découvert, des pénalités et des crédits revolving plongent des familles et les retraités dans la précarité ? Je propose que des règles bancaires protègent les usagers.

-Est ce équitable que l'égalité des chances à l'école recule ? Je veux changer cela, en faisant de l'Education, encore l’Education, toujours l’Education la grande priorité du nouveau pacte républicain. Nous en reparlerons au cours des semaines qui viennent.


Car la liste est longue de ces injustices qui s’aggravent, et je pourrai la prolonger, je le ferai en venant vers vous pour prouver que des solutions existent et que les Français peuvent reprendre confiance dans l’action publique.

Ce souci d'équité, d'ordre social juste est d'autant plus impératif que, comme vient de le dire la Cour des Comptes, le déficit français est deux fois plus élevé que celui de l'Allemagne, et supérieur à celui de l'Italie où la croissance est pourtant moindre.

La droite au pouvoir nous répondra : c'est la crise. Or celle-ci n'explique que 40 % du déficit selon la Cour des Comptes.

C'est dire à quel point les politiques de relance économique, de soutien aux entreprises, d'une France forte de ses talents, de sa créativité sont d’une extrême urgence, face à la coupable inertie d’une équipe au pouvoir.

A quel point aussi le nouvel horizon de la croissance verte et de l'excellence environnementale, de l'investissement dans l'enseignement supérieur et la recherche doit nous permettre de repartir de l'avant, appuyée sur la réforme des financements bancaires.

A quel point aussi, ce n’est pas le moment, de faire reculer l’école, de baisser l’exigence de formation des enseignants et de renvoyer vers pôle emploi le recrutement de ceux qui ont la lourde charge de construire l’égalité des chances pour nos enfants.


On nous dit que l’éducation coûte cher ? Mais laissez moi vous répondre que bien plus élevé est le coût de l’ignorance, de la délinquance, de la violence, du chômage, de l’angoisse des parents et de la perte du sens de l’effort et des principes de l’éducation civique.

Il faudra aussi d’ailleurs répondre à la crise morale par l'exemplarité du comportement des élus qui sont là pour servir et pas pour se servir, en ayant toujours à l'esprit que la meilleure éducation c'est celle qui se fait par l'exemple et que l'autorité n'est légitime que lorsqu'elle s'impose les mêmes droits et les mêmes devoirs qu'à ceux qui sont censés obéir aux règles.

C'est cela la République du Respect que j’ai toujours défendue et que je continuerai à défendre car c’est elle qui permettra de gagner le combat contre toutes les formes de violence.

« La France est-elle finie ? » se demande certains avec inquiétude.


La France ne doit pas être effacée de l'histoire.

L'actuel président de la République décide de se retirer d’Afghanistan parce que les Américains le font? Mais c’est la France, ne croyez vous pas, qui aurait du être la première à le faire.

Le ministre des Affaires étrangères déclare qu'il va agir pour une Etat Palestinien, parce que les Américains le font ? Mais c’est la France, ne croyez vous pas, qui aurait dû être la première à le faire. Nous aurons une politique étrangère digne de notre tradition diplomatique.

L’Europe est à reconstruire, avec un idéal et des outils économiques communs, elle doit protéger nos salariés contre les produits venus d’ailleurs qui ne respectent pas les mêmes normes sociales et environnementales.

En 2012, la France va se relever, trouver en elle l’énergie vitale de le faire avec la force citoyenne qui va nous animer. Voilà ce que je vous propose. Mettez-vous en mouvement, rejoignez ces forces citoyennes.

Je ne m'adresse pas seulement aux socialistes et à la gauche mais à tous ceux qui veulent que ça change, à ceux qui se sont laissés piéger dans des promesses fallacieuses, faites en 2007, par le candidat de la droite. Tout était possible, disait-il,

Oui, on a vu pendant quatre ans, que tout était possible même le pire.

La France d'aujourd'hui, beaucoup de Français ne s'y reconnaissent plus, ce n'est pas celle que nous voulons transmettre à nos enfants. Et c’est pour changer cela, pour être utile à la construction d’une France que nous serons fiers de transmettre à nos enfants, que je m’engage dans cette candidature présidentielle.

La politique a trop menti, le sectarisme règne, les plus fortunés sont les plus choyés tandis que tous les autres sont condamnés au déclin.

Il nous avait promis « La République irréprochable » et nous avons la collusion avec le pouvoir financier.

Il nous avait promis « L'Etat impartial » ?

Et nous avons un démantèlement de la protection sociale au profit des amis du pouvoir qui tiennent les assurances privées et autres fonds de pension.

Il nous avait promis « un plan Marschall » pour donner du travail aux jeunes ? Et nous avons une situation explosive que dénonce les maires de droite comme de gauche, et à laquelle il faudra répondre de toute urgence.

Il avait promis aux classes moyennes, à la France qui travaille, d'accéder à la propriété. Rien n’est plus difficile aujourd’hui.

C'est un déclassement que nous subissons, un glissement, qu'il faudra stopper pour retirer la France vers le haut.

Il nous avait promis de la démocratie et nous avons un pouvoir solitaire et autocratique, où le Président décide seul, ignore le peuple, croit qu'il est tout, et que le Parlement n’est rien. Nous ferons bien marcher la démocratie parlementaire, la démocratie sociale et la démocratie citoyenne et participative.

Il nous avait promis davantage :

« d'impartialité

d'honnêteté

de responsabilité

de transparence

dans l'exercice du pouvoir ».


C'est tout le contraire qui a été fait.

Il nous avait dit que « La France qui gagne perdrait tout si elle méprise la France qui ne se sent pas bien ».

C'est exactement ce qui est en train de se passer.


Chers amis,

Sur le fronton de nos écoles et nos mairies notre devise est inscrite : Liberté, Egalité, Fraternité, auxquels j’ajoute la laïcité, la solidarité et la liberté d’entreprendre et de créer.

Mobilisons nos cœurs et nos intelligences,

mettons en mouvement la force citoyenne du peuple Français, qui, lorsqu’il est uni autour des valeurs qui le rassemblent, continue, comme il le fera, si nous sommes nous même unis et à la hauteur de la tâche qui nous attend, et nous le serons, pour qu’en 2012,

la France renoue avec son histoire prestigieuse qui la faisait admirer dans le monde entier et vers laquelle se tournaient, pour s’en inspirer, tous les regards des peuples qui ont soif de bien être et de liberté.


Mes chers amis,

Nous ferons tout pour que ce rêve devienne en 2012, une belle réalité, et que très rapidement la vie quotidienne des Français s’améliore.

Je vous remercie.

 

Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 11:12

Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal...


Ségolène Royal doit exposer dimanche après-midi à Arçais, dans les
Deux-Sèvres, les raisons de sa candidature à la primaire socialiste
pour l'élection présidentielle de 2012. Dans une tribune sur Le
Monde.fr, les vingt élus qui composent son conseil politique disent
pourquoi ils soutiennent la présidente de la région Poitou-Charentes.

Pour tous les Français qui se reconnaissent dans les valeurs de la
gauche vient, avec l'ouverture des primaires, l'heure des choix.
Chacun se pose la même question : qui sera le mieux placé à gauche
pour remporter l'élection présidentielle de 2012 ?

Nous, élus socialistes, avons la conviction que seul(e) sera en
position de l'emporter celui ou celle qui portera un projet à la
hauteur des attentes des Français, capable de les sortir de la crise
qu'ils traversent, d'incarner positivement le gouvernement de tous les
Français mais aussi de leur redonner confiance, en eux-mêmes et dans
la politique.

Pour nous, c'est Ségolène Royal.

Comme personne, Ségolène Royal a subi depuis 2006 des attaques d'une
grande violence. Certains ont jeté le soupçon sur sa compétence malgré
toute son expérience de l'action politique — trois fois ministre,
députée pendant dix-huit ans, présidente de Région. Elle y est
habituée comme elle est habituée à voir ses idées d'abord conspuées
avant de s'imposer par l'évidence. De l'ordre juste à la démocratie
participative, de la France métissée à la fraternité, du combat pour
l'égalité hommes-femmes au pass contraception, il n'est pas une de ses
propositions qui ne finisse par être reprise naturellement par ceux-là
même qui les avaient d'abord vouées aux gémonies. Depuis 2007, sans
jamais changer de cap, Ségolène Royal n'a cessé de travailler pour
approfondir sa réflexion, agir et rester à l'écoute des Français. Elle
est prête.

Indépendante et à distance des puissants, elle ne fait pas de la
politique pour une élite. Par sa proximité avec les citoyens, tous les
citoyens, elle est capable de redonner confiance à ceux qui l'ont
perdue. Elle rassemble bien au-delà du Parti Socialiste. Par sa
solidité et son charisme, elle est en mesure de contrer une montée de
l'extrême droite et la brutalité de l'UMP.

La France traverse une crise à la fois économique, écologique, morale
et sociale. Les attentes des citoyens sont immenses après le
quinquennat désastreux du président sortant. Élu sur un programme
d'amélioration du pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy s'est moqué de
l'électorat, en particulier populaire, qui lui avait fait confiance.
Aucune des questions de fond n'a été résolue : ni l'amélioration des
conditions de travail et des rémunérations, ni la lutte contre la
précarité et l'insécurité, ni la protection des plus démunis. Ne
laissons pas, en 2012, les déçus du sarkozysme trouver, par désespoir,
un refuge à l'extrême droite.

En face, Ségolène Royal propose.

L'interdiction des licenciements boursiers, la mise en place d'un
pacte de confiance avec les jeunes, le soutien massif aux TPE/PME, la
création d'une Banque publique d'investissement sont autant de mesures
qui figurent dans son programme et qu'elle applique, pour certaines,
déjà, avec succès dans sa région. La crédibilité a changé de camp.

L'heure n'est plus aux diagnostics tièdes, aux appréciations timorées
mais a? la lucidité radicale. Oui, il y a besoin de radicalité, car ce
ne sont plus simplement les effets du système qu'il faut dénoncer,
mais ses fondements et ses présupposés. C'est pourquoi il n'y a pas de
tabou dans le discours de Ségolène Royal : elle n'a pas peur de
débattre, par exemple de l'idée d'un protectionnisme européen
intelligent. Pour elle, le socialisme du XXIe siècle, c'est mettre
l'économie au service de l'homme sans détruire le patrimoine des
générations futures.

Elle a apporté par son action la preuve de son engagement pour
l'avenir : elle a fait de la région qu'elle préside, Poitou-Charentes,
celle de l'excellence environnementale. C'est pourquoi lorsqu'elle
s'engage à exploiter au niveau national tous les gisements d'emplois
de la croissance verte pour en faire une force économique et un
ferment de justice sociale, on la croit.

Face une droite déconnectée de la réalité, elle sera la présidente de
la force citoyenne et saura répondre à l'exigence démocratique. Toutes
les universités populaires participatives qu'elle a organisées autour
de sujets majeurs, tous ses déplacements sur le terrain, tous les
citoyens qui répondent à ses appels, en témoignent : elle porte la
voix des Français et en nourrit son projet.

À l'occasion du trentenaire de l'élection de François Mitterrand, on a
pu mesurer l'intensité du rêve d'un nouveau 10-Mai. Dans son discours
d'hommage à l'ancien président socialiste, Ségolène Royal rappelait
son propos : "Il n'y a qu'un vainqueur le 10 mai : c'est l'espoir."
Ségolène Royal prend exemple sur lui, qui a su tirer les leçons quand
il a été battu et remporter l'élection suivante.

Parce que 2012 n'est pas 2007 et que Ségolène Royal est du côté du
changement et non de l'immobilisme, parce que les attentes sont
immenses et les esprits prêts pour une radicale mutation écologique,
économique, sociale et démocratique, parce qu'elle est combative,
mieux armée et plus expérimentée, nous voyons en Ségolène Royal celle
qui saura transformer l'espoir de la victoire en victoire de l'espoir.

Jean-Louis Bianco, député
Jean-Jack Queyranne, président de région
Louis Mermaz, sénateur et ancien president de l'Assemblée nationale
Najat Vallaud-Belkacem, conseillère générale et secrétaire nationale
du PS
Delphine Batho, députée
Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris et membre du
Bureau national du PS
Guillaume Garot, député
Bernard Lesterlin, député
Maxime Bono, député
Catherine Quéré, députée
Jean-Michel Clément, député
Kamel Chibli, membre du Conseil national du PS
Sébastine Denaja, membre du Conseil national du PS
Claire Donzel, première secrétaire fédérale
Rodolphe Challet, premier secrétaire fédéral
Jean-François Macaire, premier secrétaire fédéral
Béatrice Patrie, ancienne députée européenne
Emmanuel Espanol, conseiller régional
Christine Lagrange, membre du conseil national du PS
Didier Turba, vice-président de conseil général

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/06/26/pourquoi-nous-soutenons-segolene-royal_1541172_823448.html

Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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