Répliques

"On se croirait sous l'Ancien régime"

Ségolène Royal estime, dans un entretien publié dans "Le Journal du Dimanche", que "quand on entend des élus de droite expliquer benoîtement que le bouclier fiscal protège les pauvres, on se croirait sous l'Ancien régime".


"L'argent maître, c'est la guerre de tous contre tous, la guerre et la compétition. Et ceux qui pensent que la fraternité ne relève que des bons sentiments, ceux qui pouffent un peu quand ils entendent le mot, ceux qui raillent parfois la posture "mystique", se croient des réalistes, des gens sérieux. Mais oublier la fraternité c'est l'irréalisme même, autrement dit, les phraseurs, ce sont eux...ce sont sont eux les têtes en l'air, qui n'ont plus les pieds sur terre, sur la terre des hommes sans bonus ni parachute doré."

"Fraternité : Ce vieux mot n'est pas à renier mais à vivifier"

"Fraternité : c'est une notion d'avenir"

Extraits de l' intervention de Régis Debray au Théâtre Dejazet.
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"Nicolas Sarkozy vendrait des frigidaires à des Eskimaux"  et serait capable

"dans une cour d'assises, de faire passer des loups pour des agneaux".

Ségolène Royal


 "Nous avons envie d'être unis, les choses vont doucement. Laissez-nous encore quelques semaines." Martine Aubry à Arlette Chabot

"Laurent Fabius est brillant, c’est probablement l’un des plus cultivés. Et il reste là, enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès, et on se demande bien ce qu’il peut encore espérer." Royal dans "Femme debout"



"
Et si j'osais plaisanter, je conseillerais au père de l'enfant de prendre un congé paternité: ce Royal cadeau que j'ai fait à tous les pères lorsque j'étais ministre de la famille." Ségolène Royal  interviewée par le JDD au sujet de Rachida Dati et sa reprise de travail une semaine après son accouchement.


OUF!

Hamon "regrette" ses propos sur les partisans de Royal


PARIS, 1 jan 2009 (AFP) - Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui avait accusé les partisans de Ségolène Royal d’avoir le "poison de la division dans le sang", a regretté jeudi ses propos, estimant qu’il avait eu "tort" de le dire et qu’il s’agissait d’"une faute" de sa part.


Course aux vœux pour prendre de vitesse Nicolas Sarkozy mais aussi course aux vœux à l’intérieur même du PS. Martine Aubry et Ségolène Royal, les deux ex-candidates à la tête du Parti socialiste, ont choisi toutes les deux de griller la priorité au chef de l’Etat en présentant leurs vœux dès ce mercredi dans la journée. Chacune à leur façon.

Dans l’après-midi, sur le site internet du Parti socialiste, la nouvelle première secrétaire devrait mettre en ligne un court message, enregistré il y a quelques jours déjà, soit avant son départ en vacances. Pour la seconder, le porte-parole du PS Benoît Hamon devrait prendre la parole plus tard dans la journée pour apporter la contradiction après l’allocution du président de la République.

Plus original : Ségolène Royal a promis au patron du Bistrot du Parc, un restaurant situé tout près de chez elle en banlieue parisienne et qui sert chaque année des repas aux plus démunis, de venir faire une visite. Et même de servir, en prenant place derrière le bar. A confirmer cependant. (Info sur le site d'Europe 1)

Confirmé par l'AFP :

BOULOGNE-BILLANCOURT (AFP) — Ségolène Royal a participé mercredi soir à un réveillon organisé pour des personnes en difficulté ou isolées à Boulogne-Billancourt, souhaitant que la "dimension humaine" soit "remise au coeur des décisions" politiques.

L'ex-candidate du PS à la présidentielle, qui réside dans la commune, est arrivée vers 20H45 au café Le Parc, dont le patron Philippe Braconnier organise depuis neuf ans avec la mairie et le soutien d'associations un réveillon gratuit pour des personnes en difficulté, sans-domicile, handicapés ou isolées.

La responsable socialiste est venue "en voisine" dans le café qu'elle fréquente assez régulièrement, selon le patron de l'établissement. Le maire UMP de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet, est lui aussi passé à la soirée de réveillon.

Mme Royal a déclaré à la presse ne pas avoir écouté l'allocution de voeux du président Nicolas Sarkozy, indiquant qu'elle le ferait "certainement demain" (jeudi).

Elle a souhaité voir "remettre la dimension humaine au coeur de toutes les décisions" politiques, jugeant par exemple "intolérable" que des personnes puissent mourir de froid alors que "ce sont toujours les mêmes qui s'en mettent plein les poches".

"Pour une question de survie, il faut agir tout de suite, d'une façon radicale et révolutionnaire", a-t-elle ajouté, souhaitant que soit retrouvé un "modèle de vivre ensemble".

"L'année se termine lourdement avec une crise profonde", a-t-elle souligné, tout en jugeant qu'il "peut sortir quelque chose de bon de la crise, si on a du courage politique, de la volonté, si ça amène une meilleure répartition des richesses".

Mme Royal est repartie après environ une heure et demi sur place.

 


Communiqué de Jean Pierre Mignard et Jean Louis Bianco
27 décembre 2008 - 13:56

« Les écrits de Benoit Hamon sur « la rage » supposée des partisans de Ségolène Royal et « la division qu'ils ont dans le sang » sont insolites dans la bouche ou sous la plume  d'un porte parole du PS.

Chacun se souvient que lors du Congres de Reims notre motion arrivée en tête a été marginalisée, contrairement à l'usage politique. Nous nous sommes pourtant inclinés au nom de l'unité.

Lors de l'élection au premier secrétariat le départage s'est fait au profit de la majorité du conseil national, dans l'évitement du vote indéchiffrable  des militants. Nous nous sommes encore inclinés, toujours au nom de l'unité.

Nous participons au bureau national et, comme jamais, à toutes les instances fédérales du parti.

Que faut-il faire de plus pour être unitaires aux yeux du porte parole? Se taire ou disparaître ? Elégante alternative.

Alors soit Benoit Hamon n'est pas informé de notre grande patience. Soit il veut l'éprouver plus encore en soufflant sur les braises.  Soit il souhaite que le parti change insidieusement de nature et goute aux charmes d'une internationale à laquelle il n'a jamais appartenu. Soit Benoit Hamon utilise enfin le classique procédé du repoussoir en guise d'une unité qui se chercherait au sein de la direction.

Nombre de responsables du PS, de toutes sensibilités,  ne se retrouveront pas dans cette stratégie de la tension à laquelle nous répondons par une demande toujours plus forte de rassemblement alors que les effets de la crise économique mondiale s'annoncent sans précédent ».

Jean Louis Bianco député Ps membre du Conseil national,

Jean Pierre Mignard membre du Conseil national.







 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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Mercredi 22 juillet 2009

 Ségolène Royal et Edgar Morin ont présenté hier le programme de l'université dite d'été qui se tiendra à Poitiers début d'octobre

Une université à Poitiers en vue de modeler l'avenir

Lors d'une conférence de presse qu'ils ont tenue conjointement à Paris, hier, Ségolène Royal et le sociologue et philosophe Edgar Morin ont dévoilé le programme de l'université européenne et internationale d'été qui se tiendra du 1er au 4 octobre à Poitiers.

De quoi va-t-il s'agir ? Tout simplement d'une vaste réflexion, d'un large brassage d'idées autour de l'avenir du monde. Les organisateurs ont défini sept grands thèmes qu'ils ont qualifié des « sept défis pour une politique de civilisation ». À savoir défi de l'économie mondiale, défi du social, défi de la pensée, défi de l'éducation, défi de l'éthique, défi de la politique et de la gouvernance mondiale, défi de l'écologie, enfin. Pour ne pas dire d'abord...

Cette manifestation a été mise sur pied par l'Institut international de recherche et de politique de civilisation avec le soutien de la Région Poitou-Charentes. Et si elle est constituée de maints colloques et rencontres entre universitaires, elle comprendra également une partie grand public dite, on ne se demande même pas pourquoi, « université populaire participative ».

Ce type de conférence-débat a été plaqué sur le modèle mis en place par Mme Royal à Paris depuis quelques mois où elle a pris l'habitude, chaque lundi, de réunir d'éminents spécialistes afin de traiter de tel ou tel sujet. Ainsi, récemment, la question des pesticides avec un cancérologue de renom et Jean-Paul Jaud, réalisateur du film « Nos enfants nous accuseront ».

Trois rendez-vous

D'ores et déjà les trois débats publics sont programmés.

Le premier aura lieu le 1er octobre, à 18 h 30, à la Maison du peuple, à Poitiers, sur le thème de « l'eau, un bien commun ». Interviendront Pedro Arrojo, physicien, professeur d'économie à l'université de Saragosse, prix Goldman 2003, Guido Girardi, sénateur chilien et Cristina Narbona, ancien ministre espagnol de l'Environnement, ambassadrice de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Le lendemain, même lieu, même heure, il s'agira de tenter de répondre à la (vaste) question suivante : « Va-t-on vers une société sans éducation ? » Pour tenter d'y répondre, Cristovam Buarque, ancien ministre de l'Éducation brésilien, Alain Caillé, professeur à la fac de Nanterre et Nicole Rege-Colet présidente de l'association internationale de pédagogie universitaire.

Gageons que les places seront chères pour le troisième et dernier débat, le 3 octobre, Maison des peuples, 18 h 30, où la discussion portera sur le thème sans fin « Politique et économie ». Autour de la table, Edgar Morin, Daniel Cohn-Bendit, Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères et, sous réserves, l'urbaniste, essayiste et philosophe Paul Virilio.

Si d'aucuns pensent que Ségolène Royal veut faire comprendre qu'au cours de « son » université d'été les débats volent beaucoup plus haut que lors des universités d'été du bord de mer, ils n'ont probablement pas tout à fait tort.

Auteur : P. G. (SUD-OUEST)
Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Mercredi 22 juillet 2009

Ségolène Royal attend son heure à l'écart des luttes du Parti socialiste

[ 22/07/09  ]

L'ex-candidate à la présidentielle a apporté son soutien hier à la première secrétaire, Martine Aubry, de plus en plus critiquée au PS. Le parti n'est pas le souci de Ségolène Royal pour le moment : seule compte sa réélection l'an prochain à la présidence de la région Poitou-Charentes, première étape de sa conquête du pouvoir.

  Ce pourrait être une devinette : «  Elle est absente et omniprésente à la fois, qui est-elle ?  » Réponse : Ségolène Royal, bien entendu. Pas un jour ne s'écoule sans que ses différents services de presse (en région ou à Paris), quand il ne s'agit pas de son association, Désirs d'avenir, ne donnent des nouvelles de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle. Hier, en compagnie du sociologue et philosophe Edgar Morin, la présidente du Poitou-Charentes a organisé une conférence de presse dans son QG du boulevard Raspail, à Paris, afin de présenter le programme de «  l'université européenne et internationale d'été qui se tiendra à Poitiers  » du 1er au 4 octobre.

L'occasion pour elle d'apporter son soutien à « tous les socialistes, dont Martine Aubry, qui travaillent, qui font des efforts, qui essaient de se relever ». Elle a ajouté : « Les choses ne sont pas faciles. Je suis persuadée qu'elles vont aller mieux s'il y a un travail sérieux qui est fait. » Mais ce n'est pas un soutien sans condition : Ségolène Royal n'a pas oublié d'appeler également à des changements de « méthode » et de « pratiques ».

Pacte de non-agression

Depuis le meeting de Rezé du 27 mai où elles étaient apparues côte à côte (alors que Ségolène Royal avait fait faux bond à Martine Aubry pour le défilé du 1 Mai), elles n'ont eu de cesse d'afficher leur rapprochement. Jusqu'à déjeuner ensemble le 9 juin après la déroute du scrutin européen. Toutes deux fragilisées, les deux femmes ont signé un pacte de non-agression. Martine Aubry a recréé une sorte d'alliance et Ségolène Royal ne peut plus être taxée de « revancharde ».

Depuis ce déjeuner, Ségolène Royal ne s'exprime plus du tout sur le PS, sauf, comme hier, pour dire tout le bien qu'elle pense de sa nouvelle alliée. L'ex-candidate à l'élection présidentielle dispose de nombreuses tribunes pour se faire entendre, qu'il s'agisse de sa région, de l'étranger (elle représente le PS auprès de l'Internationale socialiste) ou de Désirs d'avenir. Elle chemine parallèlement au PS.

Ségolène Royal le dit en privé : Solferino n'est pas son problème. Son souci est d'être réélue à la présidence de sa région, qui doit être la plate-forme de lancement en vue de la présidentielle de 2012. L'association Désirs d'avenir doit fournir le carburant. En temps voulu, le PS devra apporter le moteur principal et les dispositifs de propulsion auxiliaires. « La droite n'a pas intérêt à affaiblir Ségolène Royal en Poitou-Charentes en lui opposant un trop bon adversaire, car Ségolène est un facteur de division du PS très précieux pour Nicolas Sarkozy », explique un expert du parti …

Des « autistes »

Il reste que, si Ségolène Royal se tait, son entourage parle pour elle. « Le PS, c'est “ Good Bye Lenin ” », assure l'une de ses proches. Ils ne se rendent compte de rien. » Un autre ajoute : « Personne ne peut gagner sur des décombres : nous avons tous besoin de soutenir Martine Aubry. » Le même, quelques instants plus tard, nuance son jugement. « La direction actuelle est composée d'autistes. L'organisation du PS est catastrophique en termes de gestion, de management et de ressources humaines. Finalement, il ne reste déjà plus que Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn pour 2012. »

La dernière raison pour laquelle Ségolène Royal n'a pas tant besoin de s'exprimer est que, depuis le congrès de Reims du mois de novembre, la rue de Solferino s'aligne peu ou prou sur les positions qu'elle défendait alors : une démarche participative pour établir le projet politique, la possibilité d'alliances avec le Modem, l'hypothèse de primaires ouvertes à tous les Français. Finalement, Ségolène Royal, tout en étant peu présente dans le parti, est en passe d'imposer ses idées.

RENAUD CZARNES, Les Echos

 

source : http://www.lesechos.fr/info/france/02075497276-segolene-royal-attend-son-heure-a-l-ecart-des-luttes-du-parti-socialiste.htm
Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Vendredi 17 juillet 2009

Les primaires et les Verts, deux atouts maîtres pour Royal

Gérald Andrieu - Marianne | Jeudi 16 Juillet 2009 à 07:01 | Lu 8785 fois

Martine Aubry ne tient plus le PS. Et tout semble concourir, à l’intérieur du parti mais aussi à l’extérieur, à un retour sur le devant de la scène de Ségolène Royal…



(photo: Pierre Morel pour Marianne)
(photo: Pierre Morel pour Marianne)
«Martine n’y croit plus ». Difficile de douter de cette confidence d’une historique du PS.
Car plus les jours passent et plus cela devient une évidence : son parti lui échappe. La manière dont elle a géré
le « cas Valls » (qui, en dehors de son pouvoir de nuisance médiatique, ne pèse pourtant rien sur le ring solférinien) en est une preuve supplémentaire. Mais l’enfer qui se dessine pour Martine Aubry ne s’appelle pas Valls.

Non, l’enfer de la Première secrétaire a un tout autre visage. Un visage qu’elle connaît parfaitement pour l’avoir hanté jours et nuits, il n’y a encore pas si longtemps. C’est celui de Ségolène Royal. Jamais son ancienne adversaire de Reims ne s’est faite si discrète et, paradoxalement, jamais la conjoncture ne lui a été aussi favorable. À en croire, Jean-Pierre Mignard, le soutier de
Désir d’avenir, dans Le Point, si Ségolène a décidé de se mettre en retrait (jusqu’aux régionales) et de ne pas accabler la Première secrétaire, c’est qu’elle aurait finalement beaucoup de « sympathie pour cette pauvre Martine qui en prend plein la figure ». C’est surtout qu’elle n’a nul besoin d’être en première ligne : tout le monde, à l’extérieur comme à l’intérieur du parti, plus ou moins consciemment, travaille pour elle. Chassée par la porte, elle revient en somme par la fenêtre!

Le plus grand agent déstabilisateur de Martine Aubry à l’intérieur du PS n’est pas Manuel Valls mais celui-la même qu’elle a placé à la tête du secrétariat national à la Rénovation : Arnaud Montebourg. Craignant de voir enterrer son idée de
primaires, le député de Saône-et-Loire monte au front. Il propose désormais que ce soit les militants qui décident, par référendum, de la tenue ou non d’un tel rendez-vous pour désigner le candidat socialiste pour 2012. Primaires, consultations des militants : deux dispositifs qui ont réussi par le passé et réussiront sans doute à nouveau à Ségolène Royal. Martine Aubry le sait bien et freine des quatre fers. Mais elle ne pourra pas faire barrage très longtemps…

À l’extérieur du parti, c’est du côté des Verts qu’il faut chercher les meilleurs VRP de Ségolène Royal. Fourbes,
les écolos ont décidé de partir seuls aux régionales, mais auraient décidé d’épargner une région : le Poitou-Charentes. Là, ils pourraient s’allier à la présidente sortante dès le premier tour. L’objectif ? Lui offrir une victoire sans bavures (dans un scrutin qui s’annonce périlleux pour le PS) et, par la même occasion, un joli strapontin dans la course au leadership. De quoi déstabiliser un peu plus encore le Parti socialiste et cette «pauvre Martine».

En rejetant
son idée (pas vraiment novatrice) de « maison commune », les Verts mais également le PG et le PRG fragilisent aussi Martine Aubry. Reste le PCF : Marie-George Buffet vient d’annoncer qu’elle acceptait de rencontrer la direction du PS. Mais le Parti communiste pose d'ores et déjà ses conditions et ne livrera sa stratégie pour les régionales que fin octobre. C’est tard, très tard pour une Aubry en difficulté. Et si le PCF venait à refuser cette alliance, le PS offrirait alors l’image d’un parti sans solution si ce n’est celle de se tourner… vers le centre comme elle le fait à Aix-en-Provence. Un centre qui, fut un temps, avait su s’attirer les faveurs d’une certaine Ségolène Royal…
Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Mardi 14 juillet 2009

 

Reynié : «Aubry s'enferre dans un modèle archaïque»

 

·                                 INTERVIEW - Pour Dominique Reynié, professeur à Sciences Po et directeur général de la Fondation pour l'innovation politique, «le PS est dépourvu de dynamique interne».

 

·                                 LE FIGARO. - Pourquoi le PS n'est-il plus une force d'attraction pour la gauche ?
Dominique REYNIÉ. - Le PS apparaît comme un parti sans doctrine et sans chef qui a lassé bon nombre de ses électeurs, lesquels n'hésitent plus à le boycotter massivement, comme on l'a vu en 2002 ou encore lors des dernières élections européennes. Les régionales de 2010 ne sauraient constituer des perspectives encourageantes, car la gauche risque de perdre quelques-unes des Régions conquises en 2004. Même à gauche, le Parti socialiste a cessé d'être considéré comme une locomotive électorale. D'autant plus que le PS est dépourvu de dynamique interne. Il est divisé et sans chef, ce qui lui interdit de jouer le rôle d'une force fédératrice. Il n'a pas clairement fait le choix d'une alliance avec le centre ou la gauche de la gauche : voyez encore le cas de la municipale partielle d'Aix-en-Provence où le PS s'est allié au MoDem. Symptôme inquiétant, les appels au rassemblement se multiplient, ce qui est contradictoire ! Et Martine Aubry n'a même pas été la première, puisqu'elle suit Moscovici ou même Robert Hue.

La gauche de la gauche en profitera-t-elle ?
 A lire sur :

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/07/13/01002-20090713ARTFIG00154-reynie-aubry-s-enferre-dans-un-modele-archaique-.php

 

 

Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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Vendredi 10 juillet 2009
La "stratégie durable" de Ségolène Royal

LE MONDE | 09.07.09 | 15h02  •  Mis à jour le 09.07.09 | 15h02


Impavide face à des sondages qui la malmènent toujours, médiatiquement
discrète, Ségolène Royal applique une règle d'or de son mentor,
François Mitterrand : donner du temps au temps. Confrontée à
l'échéance proche des élections régionales, en mars 2010, la
présidente de la région Poitou-Charentes "se refuse à gamberger" sur
sa stratégie pour 2012. Elle n'a renoncé à rien et se prépare
tranquillement à être de nouveau candidate à l'investiture socialiste
pour la présidentielle. Apaisée, pacifiée, elle s'inscrit dans la
durée. Une "stratégie durable".

Alors que, comme à la fin des années 1960, quand la SFIO se mourait de
mort lente, les clubs fleurissent de tous côtés - avec en derniers
nouveau-nés ceux de Manuel Valls, A gauche, besoin d'optimisme, et de
François Hollande, Répondre à gauche-, Mme Royal réactive Désirs
d'avenir et se ménage un espace au sein du Parti socialiste. "Le parti
c'est ma famille", assure la nouvelle vice-présidente de
l'Internationale socialiste. Elle a été choisie par le Programme des
Nations unies pour le développement (PNUD) pour faire entendre la
voix, écologique, des régions à la conférence de Copenhague sur le
réchauffement climatique, en décembre.

Mme Royal fait de sa discrétion une arme. En s'exprimant avec
parcimonie, elle se dissocie du choeur des procureurs prompts à
dresser l'acte de décès du PS au lendemain de sa débâcle aux élections
européennes du 7 juin. Mais si elle abusait de sa parole, elle
courrait le risque de s'identifier à un parti inaudible et malade.

L'ancienne candidate socialiste à l'Elysée est bien décidée à
combattre les "légendes" et les "mythes" qui entretiennent son image.
Hors du PS ? "Je suis dans le parti. On a une responsabilité
collective. On est tous redevables au parti." Seule et abandonnée par
ses amis du courant L'Espoir à gauche, formé au moment du congrès de
Reims, en novembre 2008 ? "Je ne veux plus que mon nom soit
instrumentalisé par un seul courant", réplique-t-elle en assurant
qu'elle a décidé de ne plus inviter ses anciens lieutenants, Vincent
Peillon et Manuel Valls - qui s'est de lui-même mis en congé -, à son
conseil politique hebdomadaire. Obnubilée par des primaires ouvertes
aux sympathisants du PS pour désigner le candidat à l'Elysée en 2012 ?
Ségolène Royal approuve Martine Aubry, qui a reporté toute décision à
2010.

La présidente de la région Poitou-Charentes veut rester à distance des
jeux d'appareil et juge "complètement décalée" et même "immature" la
précipitation d'annonces de candidature pour 2012 - de Manuel Valls à
Pierre Moscovici, déjà déclarés, en passant par François Hollande et
Bertrand Delanoë -, qu'elle assimile à des pratiques de "cours
d'école", comme "au mauvais vieux temps". Pour l'heure, Mme Royal
n'envisage pas de se rendre au séminaire de Marseille organisé par
M.Peillon les 21 et 22 août, avec Robert Hue (PCF) et Marielle de
Sarnez (MoDem).

Médiatiquement discrète, Mme Royal met en avant sa loyauté, depuis les
européennes, vis-à-vis de la première secrétaire du PS. "Je suis plus
loyale avec Martine que ceux (les fabiusiens et les strauss-kahniens)
qui l'ont mise à la tête du parti", proteste-t-elle en se félicitant
du dialogue direct noué avec la maire de Lille. Dans son entretien au
Monde (daté 5-6 juillet), Mme Aubry a évoqué ses "rapports simples et
naturels" avec son ancienne rivale. Et dans sa lettre aux militants du
PS, le 19 juin, elle a insisté sur sa volonté de "rebâtir enfin le
lien de confiance entre notre parti et les Français". "Je veux leur
redonner la parole à chaque étape", a martelé Mme Aubry, avant
d'annoncer, au séminaire de direction au centre d'entraînement de
Marcoussis (Essonne), le 7juillet, un "tour de France" sur le projet
socialiste. Mme Royal appuie cette démarche au parfum de "démocratie
participative".

L'ancienne ministre a invité la maire de Lille à participer à ses
universités populaires hebdomadaires au Théâtre Dejazet, à Paris, et
lui a proposé de venir à celle qu'elle organise, du 30septembre au
3octobre à Poitiers, avec Edgar Morin, sur les "sept défis pour une
politique de civilisation". Si elle a décliné l'invitation à se mêler
à la mise en jambes idéologique de Marcoussis, Mme Royal veut apporter
sa pierre, loyalement, à la reconstruction d'un PS dont elle juge "la
situation très grave".

La "stratégie durable" de Mme Royal s'articule en trois étapes.
D'abord, "travailler, travailler, travailler", avec sa garde
rapprochée, la société civile et ses experts. Elle prépare pour la
rentrée la publication d'un dictionnaire (amoureux ?) de la politique.
Ensuite gagner la bataille des régionales pour être reconduite à la
présidence de la région Poitou-Charentes, une réélection qui lui
servirait de tremplin pour 2012. Enfin, la présidentielle. Mme Royal
dessine un autoportrait du leader - "du charisme, du courage, un lien
avec le peuple, du plaisir" - qui doit garder une dose
d'imprévisibilité, histoire de conjuguer sa loyauté vis-à-vis du PS
avec sa singularité. Sur les alliances, Mme Royal persiste et signe.
Elle rêve toujours d'un arc-en-ciel allant de la gauche de la gauche
au centre, en passant par le PS et les écologistes. Elle y travaille
discrètement. A petits bruits.


Courriel : noblecourt@lemonde.fr.
Michel Noblecourt (Editorialiste)
Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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