Répliques

"On se croirait sous l'Ancien régime"

Ségolène Royal estime, dans un entretien publié dans "Le Journal du Dimanche", que "quand on entend des élus de droite expliquer benoîtement que le bouclier fiscal protège les pauvres, on se croirait sous l'Ancien régime".


"L'argent maître, c'est la guerre de tous contre tous, la guerre et la compétition. Et ceux qui pensent que la fraternité ne relève que des bons sentiments, ceux qui pouffent un peu quand ils entendent le mot, ceux qui raillent parfois la posture "mystique", se croient des réalistes, des gens sérieux. Mais oublier la fraternité c'est l'irréalisme même, autrement dit, les phraseurs, ce sont eux...ce sont sont eux les têtes en l'air, qui n'ont plus les pieds sur terre, sur la terre des hommes sans bonus ni parachute doré."

"Fraternité : Ce vieux mot n'est pas à renier mais à vivifier"

"Fraternité : c'est une notion d'avenir"

Extraits de l' intervention de Régis Debray au Théâtre Dejazet.
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"Nicolas Sarkozy vendrait des frigidaires à des Eskimaux"  et serait capable

"dans une cour d'assises, de faire passer des loups pour des agneaux".

Ségolène Royal


 "Nous avons envie d'être unis, les choses vont doucement. Laissez-nous encore quelques semaines." Martine Aubry à Arlette Chabot

"Laurent Fabius est brillant, c’est probablement l’un des plus cultivés. Et il reste là, enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès, et on se demande bien ce qu’il peut encore espérer." Royal dans "Femme debout"



"
Et si j'osais plaisanter, je conseillerais au père de l'enfant de prendre un congé paternité: ce Royal cadeau que j'ai fait à tous les pères lorsque j'étais ministre de la famille." Ségolène Royal  interviewée par le JDD au sujet de Rachida Dati et sa reprise de travail une semaine après son accouchement.


OUF!

Hamon "regrette" ses propos sur les partisans de Royal


PARIS, 1 jan 2009 (AFP) - Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui avait accusé les partisans de Ségolène Royal d’avoir le "poison de la division dans le sang", a regretté jeudi ses propos, estimant qu’il avait eu "tort" de le dire et qu’il s’agissait d’"une faute" de sa part.


Course aux vœux pour prendre de vitesse Nicolas Sarkozy mais aussi course aux vœux à l’intérieur même du PS. Martine Aubry et Ségolène Royal, les deux ex-candidates à la tête du Parti socialiste, ont choisi toutes les deux de griller la priorité au chef de l’Etat en présentant leurs vœux dès ce mercredi dans la journée. Chacune à leur façon.

Dans l’après-midi, sur le site internet du Parti socialiste, la nouvelle première secrétaire devrait mettre en ligne un court message, enregistré il y a quelques jours déjà, soit avant son départ en vacances. Pour la seconder, le porte-parole du PS Benoît Hamon devrait prendre la parole plus tard dans la journée pour apporter la contradiction après l’allocution du président de la République.

Plus original : Ségolène Royal a promis au patron du Bistrot du Parc, un restaurant situé tout près de chez elle en banlieue parisienne et qui sert chaque année des repas aux plus démunis, de venir faire une visite. Et même de servir, en prenant place derrière le bar. A confirmer cependant. (Info sur le site d'Europe 1)

Confirmé par l'AFP :

BOULOGNE-BILLANCOURT (AFP) — Ségolène Royal a participé mercredi soir à un réveillon organisé pour des personnes en difficulté ou isolées à Boulogne-Billancourt, souhaitant que la "dimension humaine" soit "remise au coeur des décisions" politiques.

L'ex-candidate du PS à la présidentielle, qui réside dans la commune, est arrivée vers 20H45 au café Le Parc, dont le patron Philippe Braconnier organise depuis neuf ans avec la mairie et le soutien d'associations un réveillon gratuit pour des personnes en difficulté, sans-domicile, handicapés ou isolées.

La responsable socialiste est venue "en voisine" dans le café qu'elle fréquente assez régulièrement, selon le patron de l'établissement. Le maire UMP de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet, est lui aussi passé à la soirée de réveillon.

Mme Royal a déclaré à la presse ne pas avoir écouté l'allocution de voeux du président Nicolas Sarkozy, indiquant qu'elle le ferait "certainement demain" (jeudi).

Elle a souhaité voir "remettre la dimension humaine au coeur de toutes les décisions" politiques, jugeant par exemple "intolérable" que des personnes puissent mourir de froid alors que "ce sont toujours les mêmes qui s'en mettent plein les poches".

"Pour une question de survie, il faut agir tout de suite, d'une façon radicale et révolutionnaire", a-t-elle ajouté, souhaitant que soit retrouvé un "modèle de vivre ensemble".

"L'année se termine lourdement avec une crise profonde", a-t-elle souligné, tout en jugeant qu'il "peut sortir quelque chose de bon de la crise, si on a du courage politique, de la volonté, si ça amène une meilleure répartition des richesses".

Mme Royal est repartie après environ une heure et demi sur place.

 


Communiqué de Jean Pierre Mignard et Jean Louis Bianco
27 décembre 2008 - 13:56

« Les écrits de Benoit Hamon sur « la rage » supposée des partisans de Ségolène Royal et « la division qu'ils ont dans le sang » sont insolites dans la bouche ou sous la plume  d'un porte parole du PS.

Chacun se souvient que lors du Congres de Reims notre motion arrivée en tête a été marginalisée, contrairement à l'usage politique. Nous nous sommes pourtant inclinés au nom de l'unité.

Lors de l'élection au premier secrétariat le départage s'est fait au profit de la majorité du conseil national, dans l'évitement du vote indéchiffrable  des militants. Nous nous sommes encore inclinés, toujours au nom de l'unité.

Nous participons au bureau national et, comme jamais, à toutes les instances fédérales du parti.

Que faut-il faire de plus pour être unitaires aux yeux du porte parole? Se taire ou disparaître ? Elégante alternative.

Alors soit Benoit Hamon n'est pas informé de notre grande patience. Soit il veut l'éprouver plus encore en soufflant sur les braises.  Soit il souhaite que le parti change insidieusement de nature et goute aux charmes d'une internationale à laquelle il n'a jamais appartenu. Soit Benoit Hamon utilise enfin le classique procédé du repoussoir en guise d'une unité qui se chercherait au sein de la direction.

Nombre de responsables du PS, de toutes sensibilités,  ne se retrouveront pas dans cette stratégie de la tension à laquelle nous répondons par une demande toujours plus forte de rassemblement alors que les effets de la crise économique mondiale s'annoncent sans précédent ».

Jean Louis Bianco député Ps membre du Conseil national,

Jean Pierre Mignard membre du Conseil national.







 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 09 2009 22:16

Royal : «Le PS doit repartir sur de nouvelles bases»

Propos recueillis par Nicolas Barotte, François-Xavier Bourmaud, Philippe Goulliaud et Paul-Henri du Limbert
17/09/2009 | Mise à jour : 20:


Ségolène Royal dans son bureau parisien, le 17 septembre. Crédits photo : Le Figaro

INTERVIEW EXCLUSIVE - Pour l'ex-candidate à la présidentielle, «l'alternance» ne pourra se faire en 2012 «qu'avec un accord avec le centre».

Le FIGARO. - Vous organisez une Fête de la fraternité samedi. Le PS semble en avoir besoin…
Ségolène ROYAL. Au contraire. La fraternité doit guider nos pas. Aujourd'hui, il y a une épreuve à traverser dont le PS est victime. Il faut la gérer correctement pour que le parti en sorte renforcé. Il faut que la vérité soit faite et qu'on reparte sur de nouvelles bases. Je n'ai jamais pensé que la loi du silence permettait de régler les problèmes. Mais je ne veux pas être facteur de crise ou de divisions. J'ai dit ce que je pensais, ce livre (sur la fraude au PS, NDLR) m'a meurtrie, et je ne veux pas y revenir.

Comment voyez-vous la suite de cette affaire ?
C'est à la direction de prendre ses responsabilités. Je n'interfère pas. Depuis un an, j'ai été très loyale. Aujourd'hui, je m'occupe de ma région.

Martine Aubry a déclaré : «Ségolène sait que je n'ai pas triché»…
Je n'accepte pas cette pirouette, mais je ne veux pas polémiquer. J'ai fait une proposition pour que la vérité soit faite. De la vérité naît la lumière.

Les amis de Martine Aubry vous décrivent comme une femme de plus en plus seule…
On me dit «isolée». C'est le buzz qu'on entretient quand je prends la parole ou quand on n'a rien à me reprocher. On l'a dit avant la désignation à la présidentielle et avant le congrès ! Et vous avez vu les résultats. Un journal a même titré «Coucou, la revoilà». Il y a de la liberté d'expression autour de moi. Je ne caporalise pas les personnes et heureusement. Je ne suis pas dans une opération d'appareil, de courant ou d'armée à organiser. Cela n'a jamais été ma méthode et cela ne le deviendra jamais. J'accepte tout à fait que chacun suive sa route puis revienne dans les moments cruciaux.

Appelez-vous les militants à voter oui lors de la consultation sur la rénovation du PS ?
Oui, bien sûr. La plupart des propositions étaient contenues dans ce que, avec mon équipe, j'avais pu dire. Le PS peut reprendre le chemin de la rénovation.

Comment voyez-vous votre rôle au PS dans les prochains mois ?
D'abord, dans ma région. Il est important d'être appréciée par son travail et de porter une espérance malgré la crise. Il faut être créatif. Par exemple, le bilan environnemental de ma région est exceptionnel, nous avons anticipé la crise énergétique. Ensuite, il y a la prise de parole nationale sur les sujets où je veux éclairer l'opinion et forcer au débat démocratique. J'ai fait par exemple émerger le débat sur la taxe carbone. L'exercice de pédagogie s'est révélé indispensable. Il a fait basculer un certain nombre d'avis qui pensaient que c'était une taxe écologique. En fait, c'est un impôt nouveau qui va se retourner contre l'écologie.

Avant le G20, que pensez-vous des propositions franco-allemandes de réforme du capitalisme ?
Il y a eu beaucoup de discours pour l'instant. Maintenant, on attend les actes. S'il ne se passe rien au G20, ce sera le coup de trop pour les opinions publiques. Va-t-on interdire la spéculation financière des banques pour leur compte propre ? Celles qui spéculent doivent le faire à leurs risques et périls et ne pas recevoir l'appui des États, c'est la meilleure façon de lutter contre les bonus. À l'inverse, les banques qui financent l'économie réelle doivent pouvoir recevoir le soutien public. Si le couple franco-allemand est suffisamment fort, le rapport de force peut déboucher sur quelque chose de concret. C'est impératif.

Reconnaissez-vous un rôle moteur à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ?
Oui, ils ont été à l'offensive, sans beaucoup de résultats concrets pour l'instant. Je ne dis pas que c'est facile. Mais il y a une volonté politique, au moins dans les discours.

Qu'attendez-vous du FMI de Dominique Strauss-Kahn ?
C'est une force de proposition et d'action mais il ne faut pas faire porter au FMI la responsabilité de la non-réforme des institutions financières. Ce sont des décisions politiques des chefs d'État et de gouvernement. J'apprécie ses propositions concernant les pays les plus pauvres.

Comment la gauche doit-elle réagir face à la stratégie de rassemblement de Nicolas Sarkozy ?
C'est une bonne stratégie du point de vue de Nicolas Sarkozy, et la gauche, en conséquence, doit s'organiser même si c'est toujours plus compliqué : il y a des identités, des autonomies… Mais, par exemple, l'alliance avec le MoDem n'est plus un tabou. Il y a encore des divergences, mais on voit bien que l'alternance ne peut se faire qu'avec l'accord avec le centre après avoir d'abord rassemblé toute la gauche et les écologistes.

Les primaires peuvent-elles rassembler la gauche ?
Elles créent une dynamique mais il faut aussi préparer des convergences programmatiques. Il y a plusieurs pistes. François Bayrou a évoqué un parlement des gauches et des républicains. Pourquoi pas ? Daniel Cohn-Bendit a proposé un système de double appartenance politique. On souffre du cloisonnement des organisations. Il faut au contraire faire sentir aux gens qu'à un moment il peut y avoir des convergences de bonnes volontés qui veulent agir ensemble pour que ça aille mieux et pour redonner de l'espoir.

Faut-il installer une organisation au-dessus des partis après les régionales ?
Ce serait bien. Au second tour des régionales, nous verrons quelles dynamiques se sont mises en place. Ensuite, il faut se rencontrer avec sérieux et respect sans que cela fasse forcément l'événement. Nicolas Sarkozy est déjà candidat. Donc il faut ne pas tergiverser trop longtemps.

À quelle date doivent se tenir les primaires ?
Plus un candidat est désigné tôt, plus il a le temps de se préparer.

Où en sont vos discussions d'alliance pour les régionales ?
Les Verts étaient avec moi en 2004. Les centristes peuvent se reconnaître dans notre action. Le ralliement de Philippe de Villiers à l'UMP devrait faciliter les choses : je ne pense pas que les centristes se reconnaissent dans ses idée
s !

 

Par jacline - Publié dans : segolene2007.marne - Communauté : Désirs d'avenir
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