Tribune de Ségolène Royal sur l'environnement

Publié le par jacline



Nous avons aujourd’hui une responsabilité historique pour faire face aux défis planétaires de l'environnement. Il y a deux logiques : celle du laissez-faire, du libéralisme, qui vise le profit immédiat et nous prépare au pire. Ou celle de la volonté, qui relève les défis, pour laisser à nos enfants une planète vivable et qui applique le principe pollueur-payeur, empêche la destruction de biens collectifs publics. Ces enjeux ne doivent pas être laissés au bon vouloir des marchés ou à l’égoïsme des Etats, y compris les plus grands comme les Etats-Unis dont le mépris affiché par l’administration Bush à l’égard du changement climatique est aussi incompréhensible que terrifiant.

Dans cet effort, le souci d'équité s'impose aux pays développés : ils ont la responsabilité d'organiser au plus vite les transferts de technologies propres vers les pays émergents dont les besoins sont légitimes, ce qui sera génèrera aussi une croissance économique supplémentaire. En protégeant les ressources des pays en développement, on permettra à ces sociétés de satisfaire leurs besoins, et donc d’agir sur les migrations de la misère. La Banque mondiale et les banques interrégionales prévoient d'investir 350 milliards de dollars dans le secteur énergétique. Ils doivent être mis au service d'un plan international d'économies d'énergie et de développement massif des énergies renouvelables dans les pays du Sud dont le potentiel est aujourd'hui inexploité. L'environnement et les tensions, les conflits qui secoueront la planète sont liés. Un plan d'accès à l'eau potable, garanti au niveau mondial, doit être engagé sans tarder. La paix du monde et l'avenir des peuples sont en jeu : la création d'une organisation mondiale de l'environnement est nécessaire. En clair, le combat pour protéger la planète rejoint celui de la lutte contre la pauvreté et contre les guerres.

l'Express, 10/12/2007

Publié dans segolene2007.marne

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B
Les changements climatiques sont irréversibles,nous ne pouvons que les ralentir,à condition que les pays au nombre de 149 qui se sont rencontrés à Bali,s\\\'entendent .Les mêmes réticences de la part des Américains ,lorsqu\\\'il s\\\'agit de reduire les émissions de gaz  carboniques dans l\\\'atmosphère!Changer ces habitudes de consommation devient dès-lors une obligation et un devoir qui  inccombe à tous et toutes.Les grands pourvoyeurs de fonds financiers,les politiciens égarés devront se rendre à l\\\'évidence,qu\\\'il ne s\\\'agit plus d\\\'une poignée de dollars,mais plutôt de la survie de l\\\'éspèce humaine qui est en jeu,car s\\\'il advenait que ces changements climatiques s\\\'accélèrent à un point de non-retour,se serait la fin de notre éspèce tout simplement.Le message qui nous parvient de Bali,est sensé d\\\'attérir dans les oreilles des plus récalcitrants et éveiller en nous ce sentiment d\\\'appartenance universelle.Sauvons notre planète,nous n\\\'avons qu\\\'elle...
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